• La députée du Rassemblement national Laure Lavalette se lance à la conquête de la mairie de Toulon dans une « lettre aux Toulonnais » transmise mardi à l’AFP.
  • Sous le slogan « Un avenir pour Toulon » rehaussé d’un soleil, elle se présente en veste blanche sans aucune mention ni référence visible à son parti.

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La députée du Rassemblement national Laure Lavalette, un des visages médiatiques du parti d’extrême droite, se lance à la conquête de la mairie de Toulon dans une « lettre aux Toulonnais » transmise mardi à l’AFP. 

« Je m’appelle Laure, mère de famille de 49 ans et je me présente pour vous servir comme prochain maire de Toulon », écrit-elle, estimant qu' »après le départ de Monsieur Falco, notre ville doit écrire une nouvelle page ».  Hubert Falco, maire de droite de ce port militaire de la Méditerranée pendant 22 ans et qui se présentait comme un rempart contre l’extrême droite, avait été démis de ses fonctions par la justice en 2023, après sa condamnation pour recel de détournement de fonds.

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Sans étiquette

Laure Lavalette, qui officialise également cette candidature attendue sur BFM Toulon Var et Ici Matin Provence, part donc sans étiquette mais « soutenue par le RN », souligne son entourage qui explique que sur 59 colistiers, 30 ne sont pas encartés. Exit donc la photo de Jordan Bardella qui ornait les tracts des dernières législatives.

« On a de grandes chances de victoires. Le Var est patriote », estimait Laure Lavalette il y a quelques semaines, dans un entretien avec l’AFP. Pour cette dernière, Falco a fait « de bonnes choses », notamment en termes de rénovation. Mais « le centre-ville a été surgâté au détriment d’autres quartiers ». Comme le Pont du Las, « quartier complètement abandonné ». Elle en veut pour preuve les « 23 kebabs et barbiers à moitié vides » qu’elle explique y avoir recensés. Sur son premier tract, elle souhaite donc « que chaque quartier soit considéré avec le même intérêt et les mêmes moyens », « rétablir la sécurité » dans cette ville réputée calme de 180.000 habitants, avec une « véritable police de proximité », lancer un plan de réfection des trottoirs ou créer des îlots de verdure.

Quasi grand chelem pour le RN dans le département en 2022

Pour conquérir la mairie de Toulon, elle affrontera notamment le sénateur Les Républicains Michel Bonnus, adoubé par Hubert Falco, qui conserve une influence notable malgré ses déboires judiciaires. Josée Massi, ancienne première adjointe qui a pris la succession à la mairie, a été plus que contrariée par ce choix et clarifiera ses intentions mi-janvier, selon son entourage.  « Falco s’est beaucoup sali en traitant très mal Mme Massi… le Var est très sexiste et macho mais là, quand même », commente Laure Lavalette. À gauche, l’universitaire Magali Brunel mènera une liste « Toulon en commun ».

Aux dernières législatives, le parti à la flamme a de nouveau réalisé un quasi grand chelem dans le département, remportant sept des huit circonscriptions. Seul raté : la circonscription de Toulon justement, remportée par un proche de Falco, rallié comme lui au macronisme.

A. LG avec AFP