Le dernier tronçon du Lien, entre Saint-Gely-du-Fesc et Bel Air, sera réalisé avec des matériaux extraits sur place. Une usine mobile sera installée sur le chantier pour extraire, traiter puis réutiliser plus d’un million de m3 de calcaire « de très bonne qualité ».

Du point de vue du maître d’ouvrage, la technique coche toutes les cases : moins de camions sur les routes, moins de déchets… et donc un bon point pour les finances institutionnelles.

Car les analyses menées sur le site qui accueillera bientôt le Lien, axe routier majeur pour le nord de Montpellier, ont révélé « un matériau calcaire d’une grande qualité », confie Philippe Vidal, le Monsieur aménagement du Département. Un potentiel d’1,4 million de m3 a été identifié lors des études. Conséquence, il sera extrait sur place puis utilisé pour structurer la future route, grâce à l’installation d’une unité mobile.

Une usine mobile installée dans le bois de Gentil

Le bois de Gentil, entre Saint-Gely-du-Fesc, Grabels et Combaillaux, accueillera bientôt une usine éphémère en charge du concassage et du criblage des blocs rocheux. Ces derniers seront extraits grâce à des tirs de mine, dont la réalisation sera confiée à l’entreprise Serfotex, filiale du groupe NGE spécialisée dans le terrassement à l’explosif.

« La butte située à la sortie de Saint-Gely doit descendre d’une dizaine de mètres. C’est là que sera placée l’unité de concassage. Sur ce chantier, on fait de l’excavation et du remblai sur place. C’est l’idéal », confirme Guillaume Maver, chargé d’opération sur le Lien pour le département de l’Hérault.