Le chef de l’Etat a provoqué un tollé en ne condamnant pas explicitement l’opération militaire américaine. Il tente de faire oublier la polémique avec une réunion à l’Elysée organisée mardi sur l’Ukraine, dans le cadre de la Coalition des volontaires, en présence des Etats-Unis.
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Publié le 06/01/2026 06:49
Mis à jour le 06/01/2026 08:51
Temps de lecture : 2min

Emmanuel Macron, président de la République, le 5 janvier 2026 à l’Elysée. (BENOIT TESSIER / AFP)
Pour tenter de faire oublier la polémique, Emmanuel Macron veut reprendre la main sur l’Ukraine. Ce week-end, le président de la République s’est attiré les foudres de ses opposants en ne condamnant pas l’intervention américaine au Venezuela.
Le chef de l’Etat réunit mardi 6 janvier à l’Elysée 35 participants, dont 27 chefs d’Etat et de gouvernement présents, parmi lesquel Volodymyr Zelensky, dans le cadre de la Coalition des volontaires, ainsi que les émissaires de Washington. Une première. L’entourage d’Emmanuel Macron revendique une victoire et espère vanter son rôle : ce sont autant de pays prêts à envoyer des militaires en Ukraine une fois la paix signée.
Or, dans les faits, selon des observateurs, l’intervention américaine au Venezuela est un très mauvais signal pour Kiev… et pour les Européens. Le message de Donald Trump adressé aux grandes puissances, comme la Chine ou la Russie, est à double sens. Et dans ce contexte, les Européens marchent donc sur des œufs.
« Nous avons atteint notre objectif de reconvergence », se félicite l’Elysée. Autour de la même table, l’Ukraine, les Européens, et surtout les Etats-Unis. Un moment symbolique pour finaliser les garanties de sécurité, quelles troupes déployer sur le terrain, quand la paix sera signée, de façon à empêcher la Russie de réattaquer. Mais « pour préserver cet acquis, Emmanuel Macron n’a rien dit sur le Venezuela », se lamente un soutien.
En ne condamnant pas explicitement l’opération militaire américaine, le Président a provoqué un tollé, saluant une bonne nouvelle avec la chute de Nicolas Maduro, accréditant la thèse d’un soutien déguisé à Donald Trump, avant de se corriger : « La méthode utilisée n’est ni soutenue, ni approuvée », même si Emmanuel Macron ne prend plus jamais le risque de se fâcher avec son imprévisible homologue.
Il n’y a « pas de complaisance », se défend l’Elysée. Le président français n’a pas prévu d’appeler Donald Trump dans l’immédiat, même si son ombre planera au-dessus de cette réunion cruciale pour l’avenir de l’Ukraine.