L’heure n’est plus au constat, elle est à l’urgence absolue. Depuis le mois de septembre 2025, près de 10 000 emplois industriels ont été supprimés ou sont menacés, en particulier au sein des PME-ETI. Aux quatre coins du pays, ce sont désormais 165 sites industriels qui pourraient fermer.
La puissance industrielle de la France se délite, sous le poids d’une fiscalité délirante, d’un coût de l’énergie prohibitif et d’un enchevêtrement de normes qui paralysent l’innovation.
Longtemps, Saint-Étienne fut le baromètre de la puissance industrielle française ; aujourd’hui, elle est le miroir grossissant de son effondrement.
Car si la France a perdu 2,5 millions d’emplois industriels depuis 1974, notre ville a payé le prix fort de cette saignée nationale. Depuis les années 1970, Saint-Étienne a vu disparaître plus de la moitié de ses effectifs ouvriers, passant de près de 100 000 à environ 45 000 emplois productifs. Cette « spirale infernale » n’est pas une statistique abstraite ; c’est désormais notre présent.
Pourtant, ce déclin n’a rien d’une fatalité : Saint-Étienne conserve une résilience hors du commun. Dans un paysage national où l’industrie ne pèse désormais plus qu’un emploi sur dix, notre ville fait figure de bastion avec une densité deux fois supérieure : ici, un emploi sur cinq est encore industriel.
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Cette vitalité est incarnée par nos PME d’excellence qui, de la mécanique de précision à la robotique, continuent d’exporter leur savoir-faire vers le Japon, l’Allemagne ou les États-Unis.
Quatre mesures, un objectif : soutenir l’industrie stéphanoise
Face aux menaces, nous refusons d’être les comptables de la désolation. Notre plan de bataille pour la réindustrialisation repose sur l’excellence avec d’abord la création d’un « Label Stéphanois des Métiers Qualifiés » pour garantir aux entreprises la main-d’œuvre qualifiée qu’elles recherchent, en partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur du département.
Ce label couvrirait des filières stratégiques : chaudronnerie, soudure, maintenance nucléaire, plasturgie, etc. Ainsi, « Fait à Saint-Étienne » redeviendrait une marque de confiance, gage d’excellence et de fiabilité pour les employeurs en France comme à l’international, à l’image de ce que fut la marque Manufrance.
Notre vision, c’est aussi une exigence territoriale avec la règle du « Zéro Friche » : une usine abandonnée n’est pas seulement un gâchis économique, mais aussi un foyer d’insécurité et d’abandon qui défigure nos quartiers. Nous voulons que chaque site retrouve une fonction productive (ateliers, incubateurs ou centres de test) en moins de deux ans. Redonner vie à ces lieux, c’est ramener simultanément de l’emploi, de la sécurité et de la fierté.
Parallèlement, nous accélèrerons les procédures. Pour casser les délais administratifs, un « Guichet Industriel Express » s’engagera à instruire tout dossier d’implantation en moins de six mois, là où ailleurs, il faut 18 ou 24 mois.
Enfin et surtout, face à l’explosion des coûts de l’électricité, nous ferons de Saint-Étienne un démonstrateur énergétique compétitif en lançant une zone pilote unique combinant récupération de chaleur, contrats d’électricité stables et pilotage numérique. L’objectif est de prouver que même l’industrie lourde peut rester rentable et souveraine en France en brisant la chaîne de la dépendance énergétique.
Saint-Etienne peut redevenir une référence industrielle européenne, à l’instar d’Ingolstadt en Allemagne ou de Modène en Italie. Et pour redonner à notre ville son rang, nous instituerons le « Rendez-vous de l’Industrie Stéphanoise » : un événement national qui transformera chaque année Saint-Étienne en vitrine des savoir-faire, connectant ingénieurs et investisseurs venus de tout le pays et du monde entier.
Pour nous, emporter la majorité à la mairie de Saint-Étienne en 2026 c’est choisir l’action et la reconquête, c’est incarner une droite moderne, enracinée, qui croit à la valeur travail.
Notre majorité aura le courage de transformer notre histoire ouvrière en moteur d’avenir. Saint-Étienne a produit les armes de la France, ses cycles, ses rubans. Demain, elle forgera sa renaissance industrielle.