Longtemps réservé aux artistes reconnus, le visa O-1 américain est de plus en plus attribué en fonction de la notoriété en ligne. Une évolution qui interroge la place des créateurs traditionnels face à l’économie de l’attention.
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, l’accès au territoire américain se complique pour la plupart des travailleurs étrangers. Une catégorie de personnes tire toutefois son épingle du jeu : les influenceurs. Longtemps réservé aux artistes, le visa O-1, censé distinguer les talents «extraordinaires», est aujourd’hui de plus en plus attribué en fonction de la notoriété en ligne, au point de susciter un malaise chez les professionnels du secteur culturel.
La bascule est frappante pour les avocats spécialisés en immigration. «Je savais que l’époque où l’on représentait des noms emblématiques comme Boy George ou Sinéad O’Connor était révolue», constate Michael Wildes, figure new-yorkaise du barreau, cité par le Financial Times . Désormais, ce sont surtout des créateurs de contenus, mannequins sur Instagram ou vedettes d’OnlyFans, qui sollicitent ses services. Selon plusieurs cabinets, ces profils représenteraient aujourd’hui plus de la moitié des demandes de visas qu’ils traitent…
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