Une avancée de plus pour l’hôpital toulousain et les patientes. Le CHU de Toulouse franchit effectivement une nouvelle étape dans la prise en charge des fibromes utérins en proposant une technique innovante et mini-invasive : la destruction par radiofréquence. Cette approche offre une alternative à la chirurgie traditionnelle, avec pour objectif de soulager les symptômes tout en préservant l’utérus et la fertilité des patientes.
Une pathologie très fréquente aux conséquences variables
Très fréquents, les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes qui se développent à partir du muscle de l’utérus. Ils concernent près de trois femmes sur dix après 35 ans.
S’ils sont parfois asymptomatiques, « certains peuvent entraîner des règles très abondantes, des douleurs pelviennes, des troubles urinaires ou digestifs. Voire des soucis de fertilité », expliquent les équipes du CHU.
Un traitement n’est envisagé que lorsque le fibrome est responsable de symptômes gênants, d’infertilité ou d’une croissance rapide. Dans les autres cas, un simple suivi médical suffit. Néanmoins, les fibromes représentent aujourd’hui la première cause d’hystérectomie (ablation de l’utérus) en France, soulignant la nécessité de développer des alternatives thérapeutiques moins invasives.
Une technique mini-invasive et conservatrice
Selon la taille, la localisation et les symptômes, plusieurs options thérapeutiques peuvent être proposées. Si les traitements médicamenteux permettent de réduire certains symptômes, ils ne font pas disparaître totalement les fibromes. La chirurgie reste parfois nécessaire, mais depuis plusieurs années, des techniques mini-invasives comme l’embolisation des artères utérines ou les ultrasons focalisés ont élargi les possibilités de prise en charge.
C’est dans cette dynamique que le CHU de Toulouse a introduit la radiofréquence. Cette technique consiste à introduire une fine aiguille au cœur du fibrome, par voie vaginale et sous contrôle échographique. Les ondes émises produisent une chaleur ciblée qui détruit les cellules du fibrome, lequel se rétracte progressivement au fil des semaines avant d’être naturellement résorbé par l’organisme.
L’intervention, réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale, dure une dizaine de minutes et se pratique le plus souvent en ambulatoire, permettant une récupération rapide.
Des résultats encourageants pour les patientes
La radiofréquence, lorsqu’elle est possible, permet de soulager les symptômes des patientes tout en préservant leur utérus. Cette technique a été proposée à plusieurs de nos patientes avec des résultats très satisfaisants », souligne le Dr Hélène Pol, chirurgien gynécologue au CHU de Toulouse.
« Cela s’inscrit dans notre volonté de disposer de traitements à la fois performants et moins invasifs. Elle illustre l’engagement de nos équipes en faveur d’une médecine conjuguant innovation, expertise et humanité », ajoute-t-elle.
Avec cette nouvelle prise en charge, le CHU de Toulouse confirme sa volonté d’améliorer la qualité de vie des femmes en proposant des soins toujours plus adaptés.
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