« La folie a bon dos pour expliquer sans questionner, pour catégoriser sans comprendre », écrit Anaïs Truand. À travers cette programmation intitulée “Folie ! (Partie 2)”, la Cinémathèque invite à regarder autrement ce que l’on préfère souvent taire ou stigmatiser.

Janvier s’ouvre ainsi sur une figure mythique de l’amour fou, avec Roméo + Juliette de Baz Luhrmann (le jeudi 8 janvier au cinéma Juliet Berto à 19 heures), relecture pop et tragique du texte de Shakespeare. Le mois se poursuivra avec “Psycho killer – Figures du basculement”, un ensemble de films interrogeant la violence extrême et ses causes : Seven de David Fincher (le jeudi 15 janvier à 19 heures au cinéma Juliet Berto), Cure de Kiyoshi Kurosawa (le jeudi 15 janvier à 21 h 30 au cinéma Juliet Berto), C’est arrivé près de chez vous de Belvaux, Bonzel et Poelvoorde (le vendredi 16 janvier à 19 heures au cinéma Juliet Berto), Elephant de Gus Van Sant (le jeudi 22 janvier à 19 heures au cinéma Juliet Berto), et une “cinéxpérience” autour de Funny Games de Michael Haneke (le vendredi 23 janvier à 19 heures au cinéma Juliet Berto), projeté dans une version originale enrichie de passages du remake américain. En fin de mois, la Cinémathèque s’associera au Maudit festival pour deux soirées dédiées aux figures marginales du cinéma de genre.

« Croire que le cinéma ne nous regarde pas serait la véritable folie »

Février poursuit la réflexion avec un regard porté sur la ville comme espace de tensions et de solitudes, à travers un programme de courts métrages réunissant Maurice Pialat, Éric Rohmer et Pierre Menahem (5 février). Le 6 février, Les Chevaux de feu de Sergueï Paradjanov déploie une mise en scène fiévreuse et poétique, véritable célébration de la vie et de l’amour. Le mois se conclura par un temps fort consacré à Juliet Berto, figure libre et indocile du cinéma, avec projections, rencontres et un marathon exceptionnel autour de Out 1 de Jacques Rivette (27 février – 1er  mars).

Plus qu’une programmation, la Cinémathèque propose une expérience collective : voir ensemble, penser ensemble, et rappeler, comme le souligne Anaïs Truand, que « croire que le cinéma ne nous regarde pas serait la véritable folie ».

Programme complet sur https://www.cinemathequedegrenoble.fr/uploads/2025/12/programme-jan-mai-web.pdf