L’enquête ouverte après l’assassinat d’un homme découvert carbonisé dans le coffre d’une voiture au soir du 1er janvier dernier dans le 14e arrondissement de Marseille, vient de connaître des avancées significatives. Un homme de 23 ans soupçonné d’avoir activement participé à l’exécution de la victime, a été placé en détention provisoire.

Alertés par des riverains d’une rue pavillonnaire des Arnavaux inquiets d’avoir entendu une explosion et perçu la lueur d’un incendie, les marins-pompiers, rapidement rejoints par la police avaient fait une macabre découverte le 1er janvier dernier : dans le coffre de la voiture calcinée, gisait le corps d’un jeune homme, assassiné selon la méthode dite du « barbecue« .

Lors des premières constatations sur la scène de crime, les techniciens de la police scientifique et les enquêteurs de la brigade criminelle de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) avaient établi que le jeune homme avait les mains attachées et portait la trace d’au moins un impact de balle au niveau de la tête, laissant présumer que la victime avait été ligotée et exécutée avant que son corps ne soit brûlé dans la Peugeot, un modèle 3008, comme souvent, volé et muni de fausses plaques d’immatriculation.

La victime était un jeune de Félix Pyat

Très vite, les investigations menées par la DCOS ont révélé que ce véhicule avait été volé le 29 décembre à Marseille et était muni de fausses plaques d’immatriculation. La nuit même, les enquêteurs interpellaient un individu âgé de 23 ans, intercepté au volant d’un C4 de couleur Bordeaux correspondant en tous points à la description d’un véhicule vu un peu plus tôt aux Arnavaux.

Tandis qu’il était placé en garde à vue, l’autopsie de la victime est venue confirmer les pires craintes des proches d’un adolescent qui ne l’avait pas vu revenir au domicile familial de Félix Pyat (3e) le 1er janvier au soir. Outre que le décès est bien dû à des tirs au niveau du crâne, l’identification ADN a confirmé qu’il s’agissait bien du jeune garçon de 17 ans, dont les parents venaient de signaler la disparition.

Assassinat en bande organisée

Lundi 5 janvier dernier, à l’issue de 4 jours de garde à vue, durant lesquels les enquêteurs ont procédé à de minutieuses investigations, exploitations téléphoniques et analyses des caméras de vidéoprotection de la ville, le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire des chefs d’assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime en bande organisée, recel de vol en bande organisée et destruction de bien par moyen dangereux en bande organisée.

L’individu de 23 ans a été mis en examen de ces chefs et placé en détention provisoire.