Un tabou universel… et pourtant
si fréquent
Dans les premières semaines
d »une relation, on se retient. On fait attention. On se tient,
littéralement. Mais passé ce cap, une intimité nouvelle s’installe
— une qui ne se mesure ni aux baisers ni aux déclarations
enflammées… mais à un petit “bruit” que beaucoup redoutent :
la flatulence.
Jugée
honteuse, peu glamour, voire carrément répulsive,
elle est pourtant
pratiquée (et acceptée) dans les couples qui durent, à en
croire une étude américaine relayée par Mic.com.
Sur 1 250 personnes
interrogées, 82 % des
couples les plus heureux affirmaient pouvoir se lâcher
naturellement… sans (trop) de gêne. L’explication ? Ce type de
comportement est le signe
d’un niveau de confort et de confiance maximale dans la
relation.
Prouvé par la science : péter
en couple, c’est sain (vraiment !)
Loin de n’être qu’une
anecdote, la flatulence mutuelle est un indicateur de santé conjugale, selon
une étude de l’Université de Californie publiée dans
Evolutionary Psychological
Science. Plus précisément, elle est perçue comme un
symbole
d’authenticité.
L’analyse révèle que les
couples qui ne craignent pas de montrer leurs “failles corporelles”
ont tendance à :
-
Développer
une communication plus sincère -
Être plus résilients lors de
conflits -
Développer un attachement plus
profond et moins conditionné à l’image
Ce relâchement, au sens propre
comme au figuré, crée un
espace de sécurité émotionnelle où chacun peut être
pleinement soi.
©
Shutterstock
Quand le tabou s’efface,
l’intimité grandit : accepter les flatulences serait un
signe de confiance profonde dans le couple.
Et les chiffres en France,
alors ?
L’Ifop, en partenariat avec
Charles.co, a interrogé les Français en 2024 sur les
tabous au sein du couple. Résultat :
-
65 % des Français estiment qu’il est
inacceptable de péter devant son partenaire en début de
relation -
Mais ce chiffre chute à
29 % après 5 ans
de vie commune -
Parmi les couples les plus
heureux, plus d’un sur
deux déclare ne plus se cacher du tout
Une tendance confirmée aussi
par une enquête YouGov UK : dans
les couples installés, les “bruits du corps” ne sont plus des
ennemis… mais des signes
d’une complicité rare.
Les
super-pouvoirs insoupçonnés du pet… validés par la science
Si les pets restent tabous,
la science, elle, les prend
très au sérieux. Des chercheurs de l’université d’Exeter
(Royaume-Uni) ont révélé que le sulfure d’hydrogène, ce gaz libéré en infime
quantité dans les flatulences, pourrait protéger les cellules contre certaines
maladies, notamment cardiaques ou neurologiques.
Autrement dit ? Le pet est le fruit d’un microbiote actif,
témoin d’une digestion fonctionnelle. Il reflète un
équilibre
intestinal souvent recherché par les nutritionnistes. Dans
une relation, comprendre cela, c’est aussi normaliser les fonctions du corps,
s’éloigner de la honte, et embrasser une vision plus réaliste et
apaisée de
la vie à deux.
Une acceptation du corps
vivant… et donc profondément aimant.
©
Shutterstock
Un pet…
et tout se relâche ! Selon les chercheurs, ce geste
libérateur renforcerait complicité et sincérité dans les couples
durables.