Emmanuel Macron a accordé un entretien à France 2 ce mardi soir après une réunion avec les alliés pour évoquer la guerre en Ukraine. Au micro de nos confrères, le président de la République a évoqué un envoi possible de « plusieurs milliers » de soldats français « dans le cadre de nos opérations extérieures » le jour « d’après la guerre » pour la paix.
« Ce ne sont pas des forces qu’on engage au combat », a tenu à souligner Emmanuel Macron. Il y a eu « un travail entre Ukrainiens, coalitions des volontaires et Américains. Ce sont eux qui mèneront le travail pour savoir si la zone frontière est violée ou pas ».
Européens et Américains serrent les rangs derrière l’Ukraine face à la Russie
Les Européens ont affiché un front uni ce mardi à Paris, s’engageant à fournir des garanties de sécurité « robustes » à l’Ukraine, dont le déploiement dans le pays d’une « force multinationale » soutenue par les Etats-Unis, dans l’hypothèse encore lointaine d’un cessez-le-feu conclu avec la Russie.
La « Coalition des volontaires », qui regroupe les dirigeants de la quasi-totalité des pays européens, du Canada, de l’Otan et de l’UE, s’est réunie dans la capitale française en présence des deux émissaires de Donald Trump sur l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner.
Cette trentaine de dirigeants a abouti à la signature d’une déclaration d’intention conjointe sur « le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu » en Ukraine. Cette force, formée par les pays volontaires de la coalition, sera menée par les Européens et « soutenue » par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.
Ce déploiement devra apporter « une forme de réassurance, le jour d’après le cessez-le-feu », a détaillé Emmanuel Macron, saluant une « avancée considérable ». Cette déclaration « reconnaît pour la première fois » une « convergence opérationnelle » entre cette coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité « robustes ».
Cette déclaration commune, signée près de quatre ans après le début de l’invasion russe en février 2022, intègre notamment des « mécanismes de surveillance » du cessez-le-feu placés sous « leadership américain », a détaillé Emmanuel Macron.
Des dispositifs « de solidarité et d’intervention » en cas de nouvelle attaque russe sont également prévus, sans que l’on sache précisément à quel niveau les Américains s’impliqueraient dans cette hypothèse. Les garanties de sécurité sont « en grande partie finalisées » et permettent aux Ukrainiens de savoir que lorsque ce conflit prendra fin, « ce sera définitivement », a pour sa part salué Steve Witkoff.
« Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles », a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions « restent ouvertes » selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.