LE MATCH DES TUBES (SPÉCIAL ACTU) – Une grande partie de la France fait face à une vague de froid avec des chutes de neige. Salvatore Adamo et Marie Laforêt nous jouent les messieurs et madame météo.
La vague de froid se poursuit et la neige fait son retour dans une grande partie du pays. Après des hivers particulièrement doux, la France retrouve un temps de saison qui fait le bonheur des petits et des grands malgré de nombreuses galères. La chanson française adore jouer les « Señor Meteo ». Pour le retour du match des tubes, pas de Carlos, mais deux ténors de la variété : Salvatore Adamo et Marie Laforêt. Des notes éternelles en forme de flocons.
Commençons par « Tombe la neige » de Salvatore Adamo. En 1963, le plus italien des Belges déboule en France avec une chanson désespérée qui raconte un amour transi (de froid) qui attend sa dulcinée. Mais voilà, elle ne viendra pas ce soir. « Tombe la neige. Tout est blanc de désespoir. Triste certitude. Le froid et l’absence. Cet odieux silence. Blanche solitude. » Sur une mélodie douce et lente, aux sonorités légèrement italiennes, notre romantique préféré livre une ballade sensible inspirée d’une histoire vraie. Un an avant l’enregistrement du morceau, le jeune Salvatore, 19 ans, avait rendez-vous avec une jeune fille qui n’a pas pu venir à cause de la neige. Elle n’a pas réussi à le prévenir et Adamo a attendu, attendu, mais « Eliane n’est pas venue ». Chanson hivernale, « Tombe la neige » devient… un tube de l’été. Il n’y a plus de saison ! Le succès est phénoménal, Salvatore Adamo perce en France et plus de 200 versions différentes vont être enregistrées dans le monde. « Vous permettez Monsieur ! »
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Bijou des année 1970
Quatorze ans plus tard, le plus beau regard de la chanson française enregistre un titre mélancolique qui va marquer les consciences : « Il a neigé sur « Yesterday ». » Après « Viens sur la montagne », « Manchester et Liverpool », « Viens, viens » ou « L’Amour comme à 16 ans », Marie Laforêt s’offre un nouveau classique. Sur des paroles de Michel Jourdan, elle raconte la séparation des Beatles et leur vie d’après. « Et Jude habite seule, un cottage à Chelsea. John et Paul, je crois, sont les seuls à qui elle ait écrit. Le vieux sergent Pepper’s a perdu ses médailles au dernier refrain d’Hello, Goodbye. » Le refrain nous emporte. La mélodie de Jean-Claude Petit et Tony Rallo est un bijou très symbolique des années 1970 entre pop et folk et avec des chœurs très prononcés. Au départ le titre est prévu pour Sheila, c’est finalement Marie Laforêt qui emporte la mise. Si les radios boudent au départ cette chanson, elle devient un tube et l’un des titres emblématiques de l’artiste.
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Dans cette tempête de neige, qui l’emporte tout schuss ? Ce sera pour Marie Laforêt ! Si Adamo livre une très belle chanson d’amour contrariée, la déclaration de Marie, truffée de références aux Fab Four, est une sucrerie dont on ne se lasse jamais. Une bande-son parfaite pour acheter un « ticket to ride » dans ces prochaines heures enneigées.