Après la mise en examen, en juillet 2023, de quatre policiers de la brigade anticriminalité (Bac) de Marseille pour « violences aggravées », leur commandante, Virginie G., a été placée sous contrôle judiciaire pour non-assistance à personne en danger.

Prononcée courant décembre, plus de deux ans après les faits, cette mise en examen pourrait ne pas être la dernière dans ce dossier de violences policières. Elle intervient par ailleurs quelques semaines avant la reconstitution ordonnée par la juge d’instruction en charge de faire toute la lumière sur le passage à tabac d’Hedi, 22 ans, perpétré dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023 en marge des émeutes liées à la mort de Nael, 17 ans, tué lors d’un contrôle routier à Nanterre.

« Je suis très surpris par le traitement judiciaire de la commandante », réagit Me Virgile Reynaud, l’avocat de Virginie G. Entendue une première fois quinze jours après les faits et placée en garde à vue avec sept autres fonctionnaires de police pour « violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique », l’officier avait alors été remise en liberté sans qu’aucune charge ne soit retenue à son encontre, tout comme trois de ses collègues.

Deux ans plus …