« La circulation sur la M35 qui devait s’améliorer est aujourd’hui bien pire qu’avant le contournement puisque les bouchons remontent jusqu’à Brumath et persistent durant les quatre mois de l’été, ce qui n’était absolument pas le cas avant. La gestion des voies de circulation devrait avoir comme objectif de faciliter la circulation, fluidifier et sécuriser le trafic pour les citoyens. L’administration actuelle met en place des panneaux dont les indications sont sciemment trompeuses et fallacieuses. La suppression/réservation d’une voie et la limitation à 70 km créent délibérément des bouchons sur plus de 10 km (Strasbourg à Brumath) qui empêchent littéralement les usagers de se rendre au travail.

La M35, un axe de circulation majeur et essentiel en Alsace, est aujourd’hui gérée de manière purement idéologique avec un résultat catastrophique. Des milliers d’usagers des communes alsaciennes extérieures à l’Eurométropole sont aujourd’hui pénalisés quotidiennement par une administration qui n’est pas la leur et ne défend pas leurs intérêts, bien au contraire. Il y a clairement un problème de compétences au niveau de la gestion de la M35. Le résultat n’est pas acceptable. »



Premier terminus pour la nouvelle rame à Wolfisheim le jour de la mise en service de la nouvelle ligne de tram F jusqu'à Wolfisheim le samedi 15 novembre 2025. Photo Cédric Joubert

Premier terminus pour la nouvelle rame à Wolfisheim le jour de la mise en service de la nouvelle ligne de tram F jusqu’à Wolfisheim le samedi 15 novembre 2025. Photo Cédric Joubert

Mettez votre fauteuil roulant dans la soute et grimpez dans le car !

– Christiane Lenoble Schvester, Achenheim :

« Le 15 novembre et suite à l’extension de la ligne F du tram jusqu’à Wolfisheim, la ligne de bus 41 a été supprimée. Conséquence : dans les communes d’Achenheim et d’Oberschaeffolsheim, les personnes âgées, à mobilité réduite, avec déambulateur ou chaise roulante, les femmes avec un enfant dans une poussette, les personnes qui allaient faire leurs courses avec un chariot, toutes ces personnes se trouvent obligées d’emprunter les autocars CTBR de la ligne 240. Vous avez un fauteuil roulant ? Pliez-le, mettez-le dans la soute et puis d’un pas léger, montez dans l’autocar ! Vous avez un enfant dans une poussette ? Posez l’enfant sur le trottoir, pliez la poussette pour la mettre dans la soute, n’oubliez pas l’enfant sur le trottoir, il ne vous reste plus qu’à escalader les marches du car. Le tour est joué.

Comment a-t-on pu supprimer l’accès facile, de plain-pied, que représentaient les bus de la ligne 41 et ne laisser à disposition que des autocars inaccessibles à de nombreux publics ? Les autocongratulations de l’Eurométropole et des politiques quant au prolongement de la ligne F du tram jusqu’à Wolfisheim et à l’augmentation des fréquences de la ligne 240 de la CTBR ne masquent en rien pour les usagers, et surtout pour les plus fragiles, les conséquences graves pour deux communes de l’Eurométropole de la suppression de la ligne 41 de la CTS. À l’heure où l’on prêche l’inclusion de tous, on ne peut laisser sur le bord de la route, au sens propre et au sens figuré, une partie des usagers. Le devoir des hommes politiques n’est-il pas de défendre l’intérêt de tous et surtout des plus fragiles, n’est-il pas de tenir compte de chacun, n’est-ce pas là le véritable sens de la démocratie ? Posons-nous la question : les communes d’Achenheim et Oberschaeffolsheim doivent-elles faire les frais des dommages collatéraux de l’extension de la ligne F du tram ? »