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Un sans-abri lituanien survit dans le froid glacial au bord du canal du Midi. Malgré les efforts des riverains et salariés des Archives départementales, l’aide tarde à arriver. Le plan grand froid pourrait enfin changer la donne.
Depuis trois jours, un homme sans domicile fixe vit sur un banc, au bord du canal du Midi, à hauteur des Archives départementales de la Haute-Garonne. Le froid est glacial. L’homme, de nationalité lituanienne, ne sent presque plus son corps. Il a du mal à manger.
Dimanche, Géraldine Laborde, habitante d’un immeuble voisin, l’aperçoit pour la première fois. Elle s’inquiète immédiatement de son état. Elle tente de contacter plusieurs organismes. « Le 115 n’a pas voulu se déplacer car il n’était pas inconscient », s’indigne-t-elle. Aucun autre service ne peut intervenir.
De son côté, Pascal Pinon, salarié aux Archives départementales, croise le sans-abri en allant travailler. Avec d’autres collègues, il décide d’agir. Ils lui apportent des cafés chauds, deux bouillottes et des pains aux raisins pour tenter de le réchauffer. Mais l’homme est très affaibli.
Une mobilisation citoyenne face à l’urgence
Le dimanche soir, après un appel de Géraldine Laborde, l’Ordre de Malte se rend sur place. Un petit abri est installé et le Samu social est contacté. Malgré cela, le lundi, le sans-abri est toujours sur le banc. Aucune équipe ne revient avec de la nourriture ou des boissons chaudes, malgré l’insistance de la riveraine.
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Ce mardi, les salariés des Archives parviennent à joindre le 115. Une prise en charge est annoncée dans l’après-midi. « Le plan grand froid a commencé ce matin. C’est pour ça qu’il va enfin être pris en charge », explique Pascal Pinon.