Environ 25 000 habitants de la capitale allemande sont encore privés d’électricité dans le quartier de Zehlendorf, alors que les températures sont glaciales. Certains sont logés dans la mairie du quartier.

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Publié le 06/01/2026 19:41

Temps de lecture : 2min

A Berlin, au premier étage de la mairie de quartier de Zehlendorf, des bénévoles servent soupe, saucisses, thé, café et gâteaux aux habitants privés d'électricité. (SEBASTIEN BAER / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

A Berlin, au premier étage de la mairie de quartier de Zehlendorf, des bénévoles servent soupe, saucisses, thé, café et gâteaux aux habitants privés d’électricité. (SEBASTIEN BAER / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

À Berlin, une vaste panne d’électricité paralyse depuis quatre jours tout un quartier de la ville, conséquence d’un incendie criminel commis contre une centrale électrique, dans la journée du samedi 3 janvier. Le parquet fédéral allemand, a annoncé mardi à l’AFP se saisir de l’enquête en raison des « soupçons d’appartenance à une organisation terroriste » et de « sabotage ». Encore 25 000 foyers et 1 100 structures professionnelles du quartier de Zehlendorf, dans le sud-ouest de la capitale, restaient privés de courant mardi à la mi-journée alors que les températures sont glaciales.

Le thermomètre affiche 8 degrés, pas plus dans l’appartement d’Inge, 80 ans, qui a enfilé deux paires de chaussettes et un gros manteau. Après une nouvelle nuit dans le froid, la vieille dame a trouvé refuge à la mairie de quartier, transformée en centre d’hébergement d’urgence. « Je n’ai pas de chauffage, pas d’électricité, je n’ai rien, déplore-t-elle. D’un jour à l’autre, il fait de plus en plus froid. Ici, je mange une soupe de petits pois. On m’a aussi apporté de la saucisse. C’est très gentil, tout ça. »

Inge, 80 ans, privée d’électricité depuis quatre jours, vient chercher un peu de chaleur à la mairie de quartier de Zehlendorf, à Berlin, en janvier 2026. (SEBASTIEN BAER / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Inge, 80 ans, privée d’électricité depuis quatre jours, vient chercher un peu de chaleur à la mairie de quartier de Zehlendorf, à Berlin, en janvier 2026. (SEBASTIEN BAER / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Des hôtels, des écoles et des centres sportifs ont été transformés en centres d’hébergement d’urgence. Une soixantaine de lits de camp ont été installés dans la salle du conseil municipal. Jo, 63 ans, s’est assis un peu à l’écart. Il est en colère contre le Groupe Volcan, le groupe d’extrême gauche qui a revendiqué l’incendie criminel dans le but de viser « l’économie des combustibles fossiles ». « C’est stupide de faire une chose pareille, rétorque-t-il. Visiblement, ils n’ont pas pensé aux personnes âgées qui ne peuvent plus marcher ou aux bébés qui ont besoin de leur biberon. C’est complètement absurde. »

Quatre jours déjà que le quartier est privé d’électricité, le courant ne sera pas rétabli avant jeudi, incompréhensible pour Wolfgang. « Il y a beaucoup de sabotages et de menaces depuis la guerre en Ukraine, et nous ne sommes pas assez préparés à y faire face, observe-t-il. Ce n’est pas normal que l’on mette autant de temps à régler le problème. » Le maire de Berlin a promis de renforcer la surveillance des infrastructures critiques. Pendant l’été 2025, une attaque similaire avait déjà provoqué une gigantesque panne de courant dans la capitale.

A Berlin, une panne d’électricité géante paralyse toujours une partie de la ville. Reportage de Sébastien Baer

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