Le Département d’État des États-Unis a actualisé la liste des pays dont les ressortissants sont soumis à l’obligation de payer une caution pour l’obtention d’un visa, incluant désormais l’Algérie. Voici le montant et les modalités de cette caution.
Ce mardi 6 janvier, l’administration Trump a ajouté 25 pays à la liste des pays dont les citoyens devront verser une caution pouvant atteindre 15.000 dollars pour obtenir un visa d’entrée aux États-Unis.
Les Algériens officiellement concernés par la caution du visa pour les USA
Au total, les ressortissants de 38 pays, principalement en Afrique, dont l’Algérie, vont désormais voir leurs frais de visa américain augmenter considérablement, dans le cadre d’une stratégie plus large visant à réduire l’immigration légale et illégale.
La liste des pays concernés a été mise à jour dans un communiqué officiel publié ce mardi sur le site web du département d’État des États-Unis. Concrètement, les Algériens souhaitant obtenir un visa pour les USA seront concernés par cette mesure à partir du 21 janvier 2026.
« Tout citoyen ou ressortissant voyageant avec un passeport délivré par l’un de ces pays, qui est par ailleurs éligible à un visa B1/B2, doit verser une caution de 5.000, 10.000 ou 15.000 dollars », précise le document officiel américain.
Le montant de la caution est déterminé au moment de l’entretien pour l’obtention du visa. En plus de cette caution, le demandeur algérien doit également soumettre le formulaire I-352 du département de la Sécurité intérieure.
Voici les modalités de paiement de la caution par les demandeurs algériens
« Les demandeurs doivent accepter les conditions de la caution via la plateforme de paiement en ligne Pay.gov du département du Trésor. Cette exigence s’applique quel que soit le lieu de la demande », ajoute encore le département d’État américain.
Concernant les modalités de règlement de la caution, la même source explique que le demandeur ne doit soumettre le formulaire I-352 pour verser le montant de la caution qu’après avoir reçu l’instruction de le faire par un agent consulaire.
Par ailleurs, il a été précisé que « le versement d’une caution ne garantit pas la délivrance d’un visa ». Attention, si un demandeur paie la caution sans en avoir reçu l’instruction d’un agent consulaire, « ces frais ne lui seront pas remboursés ».
Après l’obtention du visa et le paiement de la caution, le voyageur doit entrer et sortir des États-Unis via les points d’entrée désignés, à savoir les aéroports de Boston, John F. Kennedy et Washington Dulles. « Le non-respect de cette condition peut entraîner un refus d’entrée », prévient le département d’État.
Dans quels cas le voyageur peut-il récupérer sa caution ?
La caution peut être annulée et l’argent automatiquement remboursé dans trois cas :
- Si le département de la Sécurité intérieure enregistre le départ du titulaire du visa à la date à laquelle il est autorisé à séjourner aux États-Unis ou avant cette date, ou
- Si le titulaire du visa ne se rend pas aux États-Unis avant l’expiration du visa, ou
- Si le titulaire du visa fait une demande d’admission au point d’entrée aux États-Unis et que celle-ci est refusée.
Concrètement, si le voyageur quitte les États-Unis dans la limite de la durée de séjour accordée dans son visa, c’est-à-dire s’il ne dépasse pas la validité de son visa, la caution qu’il a payée lui sera entièrement restituée. Dans le cas contraire, elle sera retenue.
Outre l’Algérie, plusieurs autres pays africains sont concernés, dont l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burundi, le Cap-Vert, la République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, le Gabon, la Gambie, la Guinée, la Mauritanie, le Nigéria, le Sénégal…
La liste des pays concernés a été élaborée sur la base d’un rapport sur les dépassements de la durée de validité des visas d’entrée/de sortie du département de la Sécurité intérieure.