Trente-huit départements sont en vigilance orange à la neige et au verglas mercredi, deux jours après un premier épisode neigeux, qui a paralysé une partie du pays.

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Publié le 07/01/2026 08:27

Mis à jour le 07/01/2026 08:59

Temps de lecture : 3min

Une rue enneigée de Paris, le 5 janvier 2026. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Une rue enneigée de Paris, le 5 janvier 2026. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Météo France prévoit un nouvel épisode neigeux mercredi 7 janvier, 38 départements sont en vigilance orange neige et verglas. Dans les conversations, sur les réseaux sociaux, dans les reportages, plusieurs personnes confient qu’elles ne se rendront pas au travail à cause des intempéries. Mais en ont-elles vraiment le droit et quelles conséquences cela peut-il avoir sur leur rémunération ?

Parlons d’abord du cas général. Oui, un salarié a le droit de ne pas se rendre au travail à cause de fortes chutes de neige. « Le salarié peut être dans l’impossibilité de se rendre au travail ou d’arriver à l’heure en raison d’intempéries (tempête, fortes chutes de neige…). On parle de force majeure », est-il expliqué sur le site gouvernemental de vulgarisation du Code du travail.

Mais il faut être de bonne foi, c’est-à-dire être réellement dans l’incapacité de se rendre physiquement sur place en raison d’une suspension des transports en commun, de routes impraticables, d’un danger clair et reconnu. Dans ces conditions, un employeur ne peut pas sanctionner un salarié qui ne serait pas venu au travail.

En revanche, si le salarié ne peut pas faire de télétravail depuis chez lui, l’employeur n’est pas tenu de le rémunérer pendant son absence à cause de la neige. La retenue sur salaire doit être proportionnelle : par exemple, sept heures d’absence entraînent l’équivalent de sept heures de salaire en moins.

Pour éviter cette retenue sur salaire, l’employeur peut demander à son salarié de rattraper ses heures d’absences à un autre moment de la semaine, voire dans les 12 mois suivant après information de l’inspection du travail, mais aussi permettre au salarié de prendre des congés payés, une RTT, une journée de récupération. L’employeur peut encore faire une demande d’activité partielle.

Le Code du Travail prévoit cependant un cas particulier pour le secteur des bâtiments et des travaux publics (BTP). Un ouvrier du BTP n’est pas non plus indemnisé s’il ne peut pas se rendre au travail, comme dans le cas général. En revanche, il recevra un chômage-intempérie si c’est le chantier sur lequel il travaille qui est mis à l’arrêt à cause des intempéries. Ce chômage-intempérie indemnise à 75% les heures qui n’ont pas pu être effectuées.

Concernant les autres professions, il est possible que la situation soit prévue dans des accords d’entreprises ou dans des conventions collectives. Par exemple, la convention collective des transports routiers prévoit que les chauffeurs de poids lourds forcés de s’arrêter en cas d’intempéries soient indemnisés.

Il existe aussi des exceptions géographiques. Dans 34 départements de zones montagneuses – les Alpes, le Jura, le Massif central, les Pyrénées et les Vosges – s’applique ce qu’on appelle la « loi Montagne ». Dans ces zones, il est obligatoire d’équiper son véhicule de pneus hiver, de chaînes ou de chaussettes à neige du 1er novembre au 31 mars. Depuis 2024, le non-respect de cette obligation peut être sanctionné d’une amende forfaitaire de 135 euros.

Dans ces zones-là, « si le préfet n’a pas interdit la circulation, l’absence d’équipement ne pourra donc pas être un motif valable pour ne pas se rendre au travail », explique la CFDT sur son site internet.