Melissa Da Costa revient le 7 janvier 2026 avec un 9e roman intitulé « Fauves »

JOEL SAGET / AFP

Melissa Da Costa revient le 7 janvier 2026 avec un 9e roman intitulé « Fauves »

EN BREF Mélissa Da Costa revient avec « Fauves », un roman captivant et glaçant se déroulant dans un cirque des années 80.
Le livre décrit l’intégration d’un adolescent fuyant un père violent, Tony, au cirque Pulko.
« Fauves » séduit par la complexité de ses personnages, rendant le roman addictif et difficile à lâcher pour les lecteurs fidèles de l’autrice.

Bienvenue au cirque Pulko. 18 mois après Tenir debout, l’autrice française est de retour en librairie avec Fauves, une fiction qui se déroule dans les années 80 dans un cirque. Ce 9e roman ne devrait pas faire chuter Mélissa Da Costa du piédestal où elle est confortablement installée : celui d’auteur (e) francophone la plus vendue dans l’Hexagone. Il est à la fois captivant et glaçant.

Si vous avez trouvé dur son précédent roman, qui évoquait l’amour et la résilience face au handicap, celui-ci ne vous paraîtra pas plus léger, bien au contraire. Dans Fauves, le lecteur est invité à suivre Tony et à plonger dans la genèse de la violence, dans ce qu’elle peut avoir de plus primitif et insurmontable.

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L’adolescent de 17 ans s’enfuit de chez lui après la dispute de trop avec son père violent et toxique. Il trouve refuge auprès des membres du cirque Pulko. Pour se faire accepter et pouvoir rester avec la famille, le « gadjo » est prêt à tout : s’occuper des chevaux, monter le chapiteau, gérer le parking. Mais il va rapidement développer une fascination pour Chavo, alias Padre, le dresseur des trois lions et deux tigres du cirque, ainsi que pour son épouse Sabrina. La jeune gitane, qui ne ressemble à aucune autre femme du clan, possède dans sa caravane une rarissime panthère nébuleuse prénommée Asia.

La transmission de la violence

Chapitre après chapitre, Mélissa Da Costa retrace la lente intégration de Tony au sein de la famille, mais aussi en parallèle, son passé. Une enfance placée sous le signe de la masculinité toxique, de la violence domestique et de la honte. Les brimades y sont quotidiennes, l’homophobie et le machisme érigés en credo.

Plus la noirceur dans laquelle a grandi Tony nous submerge, plus ce dernier prend confiance en lui auprès de la famille Pulko dans les chapitres qui se déroulent dans le présent. Tony devient un homme, et il l’espère un homme différent de son paternel : grâce à Alessio et Jason les écuyers qui le traitent comme un frère, grâce à Sabrina qui éveille son désir, grâce à Chavo, figure d’autorité qui prône la non-violence envers les animaux, tout en n’hésitant pas à corriger sa femme derrière les rideaux de leur caravane. Mais aussi grâce aux fauves qu’il apprend à ne pas craindre mais à aimer. Cependant, la cage (fictive) familiale dont il pensait s’être émancipé menace en permanence de se refermer.

Fauves, un roman addictif

L’auteure de 35 ans a réussi une fois de plus à construire un roman totalement addictif. C’est principalement grâce à la complexité des personnages dont elle fait le portrait : l’adolescent torturé qu’on aimerait voir surmonter son passé, le dresseur taciturne auquel on ne peut s’empêcher de s’attacher, la jeune femme éprise de liberté qui refuse de plier. Et les fauves ronronnants aux griffes et aux dents acérées qu’on rêverait de pouvoir libérer, eux aussi.

Si vous êtes un aficionado des romans de Mélissa Da Costa, vous le savez déjà, il vous sera très difficile de reposer le livre une fois que vous l’aurez ouvert. Mais lorsque vous l’aurez terminé et refermé, on vous encourage à aller voir à quoi ressemble une panthère nébuleuse. Pas sûr qu’on aurait aimé en avoir une comme animal de compagnie roulée en boule au pied de notre lit. Quoi que.