Cette capture d’écran montre des forces de sécurité iraniennes dans le bazar de Téhéran, le 6 janvier 2026. Cette capture d’écran montre des forces de sécurité iraniennes dans le bazar de Téhéran, le 6 janvier 2026. AFP PHOTO/UGC/ANONYMOUS

L’hôpital Sina de Téhéran a été visé par du gaz lacrymogène mardi 6 janvier, au cours d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, au dixième jour d’une vague de contestation en Iran, selon l’agence de presse ISNA.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « En Iran, la révolte est enclenchée par les commerçants du bazar, le cœur battant de l’économie, pourtant conservateurs »

Lire plus tard

« Pour disperser la foule, du gaz lacrymogène a été utilisé dans la ruelle adjacente à l’hôpital » Sina, situé dans le centre de la capitale iranienne, écrit l’agence ISNA, après des images devenues virales sur les réseaux sociaux.

« Le réflexe naturel des manifestants a été d’éloigner [le gaz] » et « de ce fait une partie de ces substances s’est involontairement dirigée vers l’hôpital », a précisé mardi soir ISNA, citant un communiqué de l’Université des sciences médicales de Téhéran.

Affrontements meurtriers

L’hôpital Sina est situé à environ 2 kilomètres à vol d’oiseau du grand bazar de Téhéran, poumon économique du pays et théâtre d’incidents mardi entre manifestants et policiers, qui ont eu recours à du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

C’est la première fois depuis le début du mouvement, le 28 décembre, que de tels heurts se produisaient en journée et en plein cœur de Téhéran, où des rassemblements sporadiques sans incident majeur s’étaient principalement tenus en soirée, selon les médias locaux. Ces rassemblements, d’abord orientés contre la vie chère, ont désormais des revendications politiques et se sont étendus au reste du pays.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Iran, la répression s’intensifie dans de nombreuses villes de province alors que Trump menace d’intervenir

Lire plus tard

Amnesty International a condamné, de son côté, les forces de l’ordre iraniennes après une attaque contre un hôpital de la ville d’Ilam, dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran, qualifiant ces actes de « violation du droit international ».

L’organisation affirme que les forces de sécurité ont pris pour cible l’hôpital Imam Khomeini, où des manifestants blessés cherchaient des soins ou refuge. Selon Amnesty, des gaz lacrymogènes ont été tirés, des fusils à pompe utilisés, des personnes ont été battues à l’intérieur de l’hôpital et des manifestants blessés ainsi que certains membres de leurs familles ont été arrêtés.

Le Monde Mémorable

Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »

Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »

Découvrir

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Le Monde Application

La Matinale du Monde

Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer

Télécharger l’application

Newsletter abonnés

« International »

L’essentiel de l’actualité internationale de la semaine

S’inscrire

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a demandé lundi l’ouverture d’une enquête au sujet de ces faits.

Dans l’ouest de l’Iran, des affrontements localement meurtriers ont été rapportés ces derniers jours. C’est le cas notamment à Malekshahi, un comté d’environ 20 000 habitants où vit une importante population kurde. Au moins un policier et un membre des forces de sécurité y ont été tués.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu