Le fabricant de vaisselle en verre, qui emploie encore plus de 3000 salariés à Arques, est en difficulté depuis plusieurs années.
Arc France, fabricant français historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce ce mercredi 7 janvier avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d’une «dégradation sévère et continue» de son environnement de marché. Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore plus de 3000 salariés dans son usine à Arques (Pas-de-Calais), a bénéficié de nombreux plans de refinancement soutenus par l’État, le dernier il y a un an.
Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué. Cette procédure est «le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s’adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé», estime le directeur général d’Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué. Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, «notre modèle doit encore se transformer en profondeur (…), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs», prévient Nick Hodler.
Timothée Durand, membre d’une famille de propriétaires historiques d’Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu’en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, ajoute l’entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de «sérieuse» et «réaliste». «L’État sera attentif aux conséquences humaines et sociales» de cette nouvelle procédure pour Arc, «dans la continuité du soutien apporté par l’État à ce groupe depuis plusieurs années», a réagi le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin.