• Un corps a été retrouvé carbonisé dans une voiture vendredi 2 janvier à Marseille.
  • Mardi soir, le parquet de Marseille a annoncé qu’il s’agissait d’un jeune homme de 17 ans.
  • Un homme de 23 ans, soupçonné d’être impliqué dans ce crime, a été mis en examen.

On en sait plus sur le corps retrouvé à Marseille à l’arrière d’une voiture incendiée dans la nuit du 1er au 2 janvier. Il est celui d’un adolescent de 17 ans porté disparu, selon le parquet qui a annoncé mardi soir la mise en examen d’un homme de 23 ans.

Retrouvé dans les quartiers Nord, le corps du jeune homme « présentait des impacts de balle au niveau de la tête et des épaules », précise le communiqué du parquet de Marseille daté de ce 6 janvier0.

L’autopsie a confirmé que « la cause du décès était bien due à des tirs au niveau du crâne », ajoute-t-il, indiquant que des analyses ADN ont permis d’identifier la victime : « un jeune garçon de 17 ans dont les parents venaient de signaler la disparition ».

Pas de lien à ce stade avec le trafic de drogue

Le parquet ne fait pas à ce stade de lien entre cet assassinat et les violences liées aux trafics de drogue qui gangrènent certains quartiers de Marseille, même si le mode opératoire peut le suggérer.

Dans ce dossier, un homme de 23 ans, retrouvé au volant d’une voiture, qui pourrait correspondre « à la description d’un véhicule vu sur les lieux » du drame, a été mis en examen et placé en détention provisoire après quatre jours de garde à vue.

Une information judiciaire a été ouverte pour « assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime en bande organisée, recel de vol en bande organisée et destruction de bien par moyen dangereux en bande organisée. »

En un peu plus d’un mois, trois assassinats avec un mode opératoire similaire, avec des corps retrouvés carbonisés, ont été dénombrés à Marseille et parmi eux deux mineurs dont un d’à peine 15 ans. Dimanche, en plein centre de Marseille, un homme a par ailleurs été tué par balle dans le quartier pauvre de Belsunce, à deux pas de la célèbre Canebière.

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Selon un décompte de l’AFP, 19 personnes ont perdu la vie dans des assassinats liés au trafic de drogue en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône, la grande majorité à Marseille. Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, le petit frère du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci, avait bouleversé la ville.

A.S avec AFP