Imaginez si le Gym était en course pour une qualification européenne à mi-saison et qu’INEOS débarque pour envoyer le coach niçois à Manchester United ?

C’est l’affront que vivent les supporters strasbourgeois après le nul difficilement ramené de l’Allianz Riviera samedi dernier.

L’histoire retiendra que Liam Rosenior a buté sur Claude Puel pour sa dernière en Ligue 1 et elle montre surtout que l’actionnaire niçois est moins envahissant et omnipotent que BlueCo, le propriétaire du Racing et Chelsea.

INEOS aussi vient tout juste de virer l’entraîneur de l’entité la plus prestigieuse de son écurie (Ruben Amorim licencié à Man U) mais dans le même temps, Jim Ratcliffe a donné carte blanche à Jean-Pierre Rivère et Maurice Cohen pour relancer le principal club satellite de sa galaxie, à l’époque inquiet pour son maintien.

Deux semaines plus tard, la mission est loin d’être atteinte, preuve en est Nice a encore perdu une place (14e) et une longueur d’avance sur le barragiste de Ligue 1 nantais (4 points).

Revigorés à l’image de leur victoire au Vélodrome (2-0), les Canaris d’Ahmed Kantari seront d’ailleurs de valeureux adversaires de Coupe dimanche pour vérifier les progrès entrevus depuis le retour de Puel.

Claude Puel.

Retour à des standings élevés dans le pressing

Collectifs, avant tout. Plus soudés dans le mouvement du bloc équipe, plus énergiques dans l’intensité des courses, les Aiglons ont fait forte impression dans l’engagement et ça se vérifie dans les chiffres : ils ont livré leur troisième meilleure prestation en championnat en termes de pressing collectif (après Metz et Marseille) et individuel (après Paris et l’OM).

Une performance récompensée par un point, contrairement aux autres rencontres citées, signe que les Rouge et Noir ont fait plus que bien presser contre Strasbourg.

Plus offensifs que jamais

Encore une fois, les chiffres en parlent le mieux quitte à les traduire vulgairement : Nice aurait dû marquer 2,41 buts samedi dernier.

Calculée selon la position du tireur, l’angle de frappe et sa probabilité de marquer, la valeur des expected goals n’avait jamais été aussi haute pour un match du Gym, cette saison.

Avec cinq frappes en quinze ballons touchés, quand toute l’équipe de Strasbourg en a tenté huit, et surtout une égalisation de grande classe dans l’éxécution, Elye Wahi a été le symbole d’une révolte qui a relégué l’approximation technique et le manque de confiance au second plan.

La 12e attaque du championnat a touché 32 ballons dans la surface alsacienne et tenté dix-neuf frappes, les deuxièmes meilleures perfs de la saison dans chacun des registres.

La dernière fois que l’équipe de Franck Haise avait montré un visage aussi offensif, c’était à Brest (33 ballons dans la surface, 21 tirs) mais elle avait été pliée en quatre en retour (4-1).

Avec huit tirs subis, plus faible total de la saison déjà atteint contre Angers au début du mois, la formation de Claude Puel a su également montrer de la solidité et des ressources face au redoutable Panichelli et sa bande. Oppong a peut-être flanché mais Bah, Clauss et Bard se sont relevés.

Vu les derniers résultats et la liste de seize absents au coup d’envoi, c’est signe d’une émulation positive déjà installée par un nouvel entraîneur qui pourra récupérer Vanhoutte pour le match de coupe mais probablement aucune recrue (lire ci-dessous).

Le Gym veut dégraisser pour faire entrer Richardson

Amir Richardson a récemment clamé son envie de revenir à l’OGC Nice auprès de L’Equipe, et c’est bel et bien réciproque.

Formé au Gym, passé par Reims mais barré à la Fiorentina, le milieu de bientôt 24 ans devrait prochainement arriver en prêt sur la Côte d’Azur.

Attentif sur les pistes d’un excentré offensif mais aussi d’un défenseur central, Nice a besoin de trouver des portes de sortie pour Boga, Moffi ou encore Louchet cet hiver afin de se renforcer.

Pour Carlos, qui s’entraîne à part depuis son retour de maladie, c’est plus compliqué : seul un championnat qui ne suit pas le calendrier européen peut recevoir un joueur qui a aussi évolué à Bâle cette saison.