La Pyramide du Musée du Louvre, à Paris, le 6 janvier 2026. La Pyramide du Musée du Louvre, à Paris, le 6 janvier 2026. ABDUL SABOOR/REUTERS

Le Louvre a pu ouvrir entièrement ses portes mercredi 7 janvier après la décision des agents du musée de ne pas reconduire leur mouvement de grève pour de meilleures conditions de travail, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de sources concordantes.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Il y a eu vol au Louvre parce que, dans un musée, la sécurité passe après l’art et l’accueil du public »

Lire plus tard

Réunis dans la matinée en assemblée générale, 200 à 300 salariés ont décidé de ne pas voter la poursuite de leur grève, qui avait été lancée mi-décembre, suspendue pendant les fêtes et reconduite lundi, a précisé à l’AFP Valérie Baud, représentante de la CFDT. « La grève n’est pas votée aujourd’hui parce qu’il faut se donner du souffle, mais le mouvement n’est pas arrêté », a-t-elle précisé.

Faute d’avancées suffisantes dans les discussions avec le ministère de la culture, le préavis déposé début décembre par l’intersyndicale n’a ainsi pas été levé, et une nouvelle assemblée générale est prévue jeudi matin. Le préavis a été « reconduit à l’unanimité », a affirmé Christian Galani, délégué CGT. « On ne lève pas le préavis parce qu’on n’est pas encore dans le concret », a complété son homologue de la CFDT.

Sous-effectifs

Mercredi, l’assemblée générale du personnel a retardé l’heure d’ouverture du musée le plus visité au monde, mais le Louvre a ensuite pu ouvrir intégralement ses espaces au public, a dit à l’AFP la direction de l’établissement. Lundi, après le vote de la grève, le Louvre n’avait pu ouvrir au public que son « parcours chefs-d’œuvre », qui inclut La Joconde, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace.

Les agents sont mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, notamment pour la surveillance des salles, contre la hausse des tarifs pour les touristes non-Européens – une mesure entrant en vigueur le 14 janvier – ou encore contre la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Sénat, une partie de ping-pong entre la présidente du Louvre et son prédécesseur, par audition interposée

Lire plus tard

Selon Valérie Baud, le ministère a fermé la porte à tout recrutement, mais des discussions sont envisagées sur les rémunérations. « On doit prendre le temps de l’analyse », a-t-elle déclaré. Avant les fêtes, le ministère avait notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des revalorisations indemnitaires, jugées encore insuffisantes par les syndicats.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu