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Au moins un Tarnais figure parmi la douzaine d’agriculteurs placés en garde à vue ce mercredi en marge des rassemblements à Toulouse contre l’abattage total des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire. Les détails.

Depuis ce mercredi matin, ils sont passés à l’action. Des dizaines d’agriculteurs venus de tous les départements de l’ex-Midi-Pyrénées ont convergé vers Toulouse pour protester contre l’abattage total des troupeaux, une mesure encore d’actualité en cas de détection d’un cas de dermatose nodulaire dans un cheptel bovin.

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Dans le lot figurent évidemment des agriculteurs venus du Tarn. Si certains ont préféré braver la neige pour monter à Paris en vue du grand rassemblement de ce jeudi, les autres se sont donc rendus à Toulouse tôt ce matin. Parmi ceux qui ont tenté de passer entre les mailles du filet (la circulation des tracteurs sur les grands axes avait été interdite), certains ont été interpellés par les forces de l’ordre. Au total, 12 gardes à vue sont en cours pour « entrave ». Une situation que les Jeunes agriculteurs ont dénoncée dans un communiqué. « Cette situation est inacceptable et illustre une dérive grave dans la gestion de ce mouvement agricole. »

Au moins un Tarnais figure parmi les agriculteurs interpellés ce mercredi à Toulouse.

Au moins un Tarnais figure parmi les agriculteurs interpellés ce mercredi à Toulouse.
DDM – Samuel Cadène

Un élu tarnais concerné

Roger Menchon, coprésident de la Coordination rurale du Tarn, confirme à La Dépêche qu’au moins un Tarnais – peut-être deux – manque à l’appel. « Je sais que Laurent Darquier, un agriculteur de 48 ans qui est élu au conseil municipal de Viviers-lès-Lavaur, a été interpellé tôt dans la matinée parce qu’il se rendait à la manifestation. Il a été conduit au commissariat de l’Embouchure à Toulouse. Nous sommes sans nouvelles de lui depuis ce matin. Je crois même qu’un second agriculteur est dans le même cas que lui. »