Côté ciné, La Cité de la peur : attention chérie, ça va couper !
Week-end dédié à un monumental classique des salles obscures, une fois de plus, avec la projection à Strasbourg du mémorable film « de Les Nuls » La Cité de la peur.
Faut-il vraiment le présenter ? Alain Chabat, Dominique Farrugia et Chantal Lauby, sans le regretté Bruno Carette mais avec le renfort dansé (ah, la Carioca) du génial Gérard Darmon, ont fort à faire pour stopper un tueur armé d’un marteau et d’une faucille qui sévit dans les salles de projection de la Croisette, en plein festival de Cannes. Au menu : des morts (quelques-uns) et des fous-rires (beaucoup) pour ce qui reste l’une des grandes comédies hexagonales des années 1990.
Comédie ? C’est que le pitch initial de polar tendu dérive, évidemment, vers le burlesque violemment déjanté et rythmé par une succession de moments d’anthologie. Farrugia qui vomit quand il est content, Chabat qui s’offre une course-poursuite gastro-perturbée sur la Promenade cannoise, Chantal Lauby qui se fait offrir juste un doigt de whisky… Un condensé de l’humour des Nuls qui cartonnait, quelques années plus tôt, sur Canal Plus, et dont le public français, à l’époque, se languissait, mais dans une forme cinématographique tenue par le metteur en scène Alain Berbérian, échappant aux traditionnels écueils des films à sketches.
Sorti en 1994, le long-métrage, le seul véritablement estampillé du nom du trio comique, a attiré 2,3 millions de spectateurs dans les cinémas. Depuis, il s’est conquis le statut de film culte un peu à part, puisque fédérant aussi bien les boomers patentés que les jeunes cinéphiles en quête de pellicules à réévaluer. Spoiler : dans ces 93 minutes de délire assumé, il n’y a rien à jeter…
A l’UGC Ciné-Cité le samedi 10 janvier à 18h.
N.B.