NOS FIGURES DE LA RENTRÉE – Cette jeune artiste s’inspire de l’âge d’or de la peinture hollandaise et exposera ses portraits contemplatifs, au Musée de la photographie de Nice le 14 février.
Les portraits de la photographe néerlandaise Justine Tjallinks sont presque trop beaux pour être vrais. Cils presque blancs comme ceux d’une fée nordique, carnation de porcelaine, bouche à peine touchée par la rosée, comme celle de La Jeune Fille à la perle, cheveux maîtrisés dans des coiffures sages, tenues le plus souvent monochromes qui en appellent au clair-obscur, rigueur de la composition, son monde semble interdit à quiconque. S’en dégage une lente respiration qui ferait remonter le fil du temps et réinventer la beauté, éphémère, fragile, délicate, jusque-là passée inaperçue dans notre monde normé et pressé.
Contemporaine, Justine Tjallinks l’est pourtant totalement. « Le processus de création de l’artiste repose sur l’observation et la patience, indique le Musée de la photographie de Nice. Elle repère ses modèles dans l’espace public, parmi la foule des gares, des rues ou le long des canaux d’Amsterdam, et consacre de longues heures à identifier les personnes qui deviendront protagonistes…
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