Atlas n’est pas un gadget de salon ni un robot conçu pour faire le buzz sur les réseaux sociaux. Humanoïde, doté de mains à l’échelle humaine, de capteurs tactiles avancés et de 56 degrés de liberté, il est capable de soulever jusqu’à 50 kg et d’évoluer dans des environnements industriels complexes. Hyundai le destine à des tâches bien précises : d’abord le tri de pièces dans ses usines automobiles, puis, à terme, des opérations d’assemblage plus complexes. Objectif affiché : réduire la pénibilité, améliorer la sécurité et fiabiliser les processus industriels, sans bouleverser du jour au lendemain l’organisation existante. Atlas doit ainsi être progressivement intégré sur les lignes de production du groupe à partir de 2028, au fil de validations très encadrées.
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J’accepteProduire américain… mais avec des robots
Là où le sujet devient politiquement savoureux, c’est lorsqu’on regarde où le robot sera déployé en priorité : aux États-Unis, dans la nouvelle méga-usine de Géorgie. Une annonce qui tombe seulement quelques semaines après que, sous la pression de Donald Trump et du discours sur le « Made in America », Hyundai a promis de sécuriser et renforcer sa production sur le sol américain, avec des investissements massifs et des milliers d’emplois annoncés. Oui, la production sera bien locale… mais une partie du travail sera assurée par des robots humanoïdes.
Aya Durbin (L), Humanoid Application Product Lead, Boston Dynamics, and Zachary Jackowski, Vice President, General Manager of Atlas, Boston Dynamics, speak at the Hyundai presentation during Media Days at the Consumer Electronics Show (CES) at Mandalay Bay in Las Vegas on January 5, 2026. (Photo by Travis P Ball/Sipa USA)/66579259//2601060845 - Travis Ball/Sipa USA/SIPA
Hyundai assume toutefois le paradoxe. Le groupe insiste sur le fait que la robotisation ne supprime pas l’humain, mais le déplace : conception, programmation, maintenance, supervision et formation des robots deviennent de nouveaux métiers industriels. En clair, produire des robots crée aussi de l’emploi. Un raisonnement rationnel, mais qui fait déjà réagir les syndicats américains.