C’est désormais officiel. Le maire socialiste de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol est candidat à sa propre succession, à la tête de la municipalité et à celle de la Métropole Rouen-Normandie. Une annonce loin d’être une surprise, même si un doute subsistait en lien avec la santé de l’élu. Ce dernier avait en effet révélé en novembre 2024 être atteint d’un cancer de la vessie depuis 2022. « Les check-up passés fin décembre ont été rassurants », assure l’homme politique de 48 ans.
Feu vert médical indispensable
Un feu vert médical indispensable selon lui pour poursuivre son action à la tête d’une ville approchant la barre des 120 000 habitants. Élu en 2020 à la tête d’une majorité composée d’élus EELV et PCF, Nicolas Mayer-Rossignol espère visiblement pouvoir reconstituer cet attelage dès le premier tour, même si l’un de ses principaux adjoints, l’écologiste Jean-Michel Bérégovoy ne cachait pas son envie de conduite une liste autonome pour le scrutin de mars prochain.
Avec les écologistes dès le premier tour ?
« Nous en reparlerons dans quelques jours », sourit le maire de Rouen qui a profité de l’annonce de sa candidature pour révéler quelques projets qu’il souhaite porter pour ce second mandat : création de nouvelles lignes de métro – selon l’appellation consacrée à Rouen -, d’une police municipale à l’échelle de la métropole et présente sur le terrain H24, d’une gratuité dans les transports en commun élargie aux moins de 25 ans et aux plus de 65 ans, de garderies aux horaires plus souples pour répondre, notamment aux besoins des familles monoparentales…
Estampillé anti-LFI
Une réunion publique le 11 février prochain doit présenter plus en détail les contours de son projet dont l’ambition affichée est de « faire de Rouen la ville la plus agréable à vivre de France ! ». Avec un adversaire clairement identifié selon lui : « L’extrême droit et la droite extrême dont les idées ne cessent de gagner du terrain ».
Face à lui, plusieurs candidats sont eux déjà en ordre de marche. Chez LFI, l’ancien candidat aux dernières législatives, Maxime Da Silva, qui a récemment reçu le soutien de Mathilde Panot lors d’un meeting en décembre dernier, affiche clairement son opposition à l’équipe municipale en place depuis plusieurs mois. Le maire sortant Nicolas Mayer-Rossignol, candidat malheureux à la tête du PS, avait combattu ce qui était à l’époque la ligne LFI compatible d’Olivier Faure.
La droite unie, un nouveau candidat RN
L’ancienne conseillère départementale Marine Caron (Horizons), et principale opposante au conseil municipal rouennais, a, elle, réussi à fédérer autour de sa candidature l’ensemble des forces de droite, souvent parties divisées lors des précédentes municipales.
Quant au Rassemblement national, il ne sera plus emmené par Guillaume Pennelle, candidat en 2014 et 2020, mais par le jeune Grégoire Houdan (24 ans). Fort de son score de plus de 20 % des voix au second tour des législatives de 2024, il tentera de conquérir la mairie.