Emmanuel Macron abat ses cartes. Après la réunion de la coalition des volontaires à Paris, mardi 6 janvier à l’Élysée ayant débouché sur la signature par la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Ukraine d’une déclaration d’intention sur le déploiement d’une force multinationale après l’arrêt de la guerre. Si le président de la République avait évoqué le soir même sur France 2 le déploiement de « plusieurs milliers » d’hommes, le tableau se précise.
Selon les informations de La Lettre, Emmanuel Macron envisage de déployer une division entière dans le cadre des futures garanties de sécurité offertes à Kiev si un accord de cessez-le-feu était trouvé avec la Russie.
Entre 6 000 et 8 000 soldats de l’armée de Terre seraient ainsi envoyés en Ukraine. Une première depuis la guerre de Yougoslavie. Pour parvenir à déployer ces effectifs, la France devra organiser la rotation de plus de 20 000 militaires sur une année. En incluant les relèves, la quasi-intégralité des soldats de l’armée de Terre seraient impliqués.
Ce déploiement de militaires français sur le sol ukrainien, accompagnés par des soldats britanniques s’inscrit en soutien du « filet de sécurité » américain promis hier soir à Paris par les envoyés spéciaux de Donald Trump pour l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner, sans que les États-Unis ne signent la déclaration commune.
Cette force internationale en Ukraine sera dirigée par un état-major franco-britannique, opérant depuis cet été depuis le site militaire du Mont Valérien (Hauts-de-Seine), et composé 200 officiers des deux pays, sous la direction du général Jean-Pierre Fagué.
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