La voix du procureur de la République, Nicolas Bessone, n’aura pas suffi. Ce mardi 6 janvier, malgré les arguments exposés par le ministère public lors de l’audience du 8 décembre dernier, le tribunal correctionnel de Marseille s’est déclaré incompétent. Et a refusé de juger le dossier qui avait fait tomber le directeur de la police judiciaire corse et des officiers de l’Office central de lutte contre le crime organisé.

L’affaire remonte à octobre 2020. Joseph Menconi, dit José, figure du banditisme corso marseillais est alors en garde à vue, à Ajaccio, soupçonné d’avoir apporté son aide à la bande criminelle du Petit Bar dans l’enquête sur la tentative d’assassinat de Guy Orsoni, survenue en septembre 2018 ainsi que dans celle sur les finances occultes du clan corse. D’après l’accusation, le voyou aujourd’hui âgé de 60 ans et reconverti dans l’immobilier à Saint-Tropez avait passé « un deal » avec les enquêteurs, monnayant des informations contre un coup de fil. Celui-ci avait été passé depuis le téléphone d’un policier afin de joindre sa compagne, à Paris, et lui demander de « faire le ménage ». Également mise en cause, elle avait ainsi pu « faire disparaître un 4×4, un gilet pare-ball…