Alors que des tracteurs roulaient vers Paris, protestant contre la gestion par l’État de crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et contre la signature imminente par l’Union européenne de l’accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur (dont les agriculteurs craignent qu’il n’engendre une concurrence déloyale fatale à nombre d’exploitations), les points de blocage se multipliaient mercredi à travers le pays. La Confédération Paysanne des Bouches-du-Rhône mettait le cap sur Vendargues, dans l’Hérault. La Coordination rurale, de son côté, appelait à se masser au rond-point de la Fossette, avant l’aube. Quand on veut dénoncer un accord de libre-échange, quoi de mieux que de bloquer l’accès à l’un des ports les plus importants de Méditerranée ?
La préfecture des Bouches-du-Rhône, comme celles de nombreux autres départements, avait anticipé la mobilisation en prenant en début de semaine un arrêté interdisant la circulation des engins agricoles. Peu importe : dès avant 5h du matin, les tracteurs venus d’Arles, d’Istres, de Tarascon, mais aussi du Vaucluse et du Var ont afflué en direction du port. Un rassemblement non bloquant s’est formé à la Fossette, tan…