Des agriculteurs de la Confédération paysanne ont manifesté mercredi 7 janvier devant l’hôtel du Département à Montpellier pour dénoncer la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l’abattage des troupeaux. Reçus par le président Kléber Mesquida, ils ont réclamé un soutien politique.

Un débat constructif. Ce mercredi 7 janvier, les agriculteurs manifestaient devant l’hôtel du Département à Montpellier. Partis de Vendargues pour une opération escargot, les membres de la Confédération paysanne sont allés rencontrer le président du Département Kléber Mesquida afin d’inciter les conseillers départementaux à se prononcer sur l’abattage des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Les éleveurs de bovins continuent de s’opposer à la gestion de la DNC, une maladie virale hautement contagieuse qui affecte les troupeaux. À ce stade, aucun cas n’a été recensé dans l’Hérault. La campagne de vaccination, d’abord limitée à 18 communes situées près de l’Aude après la détection d’un animal infecté, a finalement été élargie à l’ensemble du département. À ce jour, environ 60 % des bovins ont été vaccinés.

« On souhaite avoir des appuis politiques. On sait que le Département ne va changer grand-chose mais on ne peut plus tolérer le silence des élus », détaille Nicolas Vitou, représentant de la Confédération paysanne dans l’Hérault, qui s’inquiète du transport interdépartemental des animaux. « Les maladies qui font 10 % de mortalité sur nos élevages, on en a tous vécu. Ce n’est pas agréable, mais on est capable de faire face. Nous refusons toujours l’abattage total, c’est insupportable. »

« Il faut trouver une alternative »

À l’occasion de cette entrevue, Kléber Mesquida a dévoilé une lettre envoyée le 19 décembre dernier au Premier ministre Sébastien Lecornu. Dans celle-ci, le président du Département demande au gouvernement « d’assumer ses responsabilités » en « accélérant la vaccination, assurant un contrôle strict des déplacements des animaux, entendant les représentants locaux de l’agriculture ou encore en débloquant une enveloppe de soutien des exploitations. »

Bien poussé par les agriculteurs, Kléber Mesquida leur a exprimé son « soutien entier », notamment sur la question de l’abattage total. « Il faut trouver une alternative. Isoler le bétail, ça me paraît être le plus raisonnable. »

De quoi satisfaire en partie les manifestants présents sur place. « À l’heure actuelle, on aurait besoin de quelque chose de plus incisif de la part de nos représentants. Il faut arrêter ce massacre tout de suite et prendre des décisions alternatives. On n’éradique pas une maladie, on apprend à vivre avec », réclame Morgane Bara, porte-parole de la Confédération paysanne 34.

Les agriculteurs demandent également la déclassification de la maladie, de la catégorie A (maladie normalement absente de l’Union européenne) à la catégorie B (maladie devant être contrôlée par tous les États membres). Prochaine étape pour le mouvement : aller à la rencontre des députés et des sénateurs afin d’avoir des « relais politiques de proximité ».