« C’est un dossier technique, complexe, mais extrêmement documenté », a posé d’emblée d’un ton grave Étienne Manteaux accompagné d’un enquêteur de la brigade de recherches de Saint-Marcellin dans une salle du palais de justice de Grenoble, mercredi 7 janvier 2026. Face aux journalistes, le procureur a méthodiquement déroulé les conclusions de l’enquête ouverte après l’effondrement d’un pan entier de montagne, le 25 juillet 2024, sur les communes de La Rivière et de Saint-Gervais.

À l’issue de celle-ci, le directeur général et le président de la société Carrière de l’Isère exploitant le coteau d’Artets, ainsi que la personne morale, seront traduits devant le tribunal correctionnel de Grenoble, le 31 mars 2026, a-t-il annoncé.

Pour bien faire comprendre la décision du parquet, Étienne Manteaux est remonté plusieurs années en arrière. « Si je remonte aussi loin, c’est qu’il s’est produit un événement central pour la compréhension de ce dossier », a-t-il insisté. Ainsi, en mars 2019, deux mois avant le renouvellement préfectoral de l’autorisation d’exploiter la carrière, un tir de mine a provoqué l’effondrement de près de 50 000 m3 de roche depuis le front montagneux surplombant le site.

Pour Étienne Manteaux, « sans la carrière, l’effondrement ne se serait pas produit ». © Joël Kermabon - Place Gre'net

Pour Étienne Manteaux, « sans la carrière, l’effondrement [de La Rivière] ne se serait pas produit ». © Joël Kermabon – Place Gre’net

», qui ne sera pourtant signalé à aucune autorité administrative. «

», a affirmé Étienne Manteaux. Pour le parquet, les exploitants de la carrière avaient alors « 

».