Par

Guillaume Laurens

Publié le

7 janv. 2026 à 20h02

Le célèbre logo trône désormais aux quatre coins de Toulouse Starbucks a beau avoir pignon sur rue dans la future 3e ville de France, l’enseigne de coffee-shop américaine trinque dans la Ville rose, où la plupart de ses (nombreux) établissements, exploités par un même franchisé, ont été placés en redressement judiciaire, jeudi 18 décembre 2025. Suffisant pour permettre à l’entreprise de poursuivre son activité, tout en assainissant sa situation financière ? Ce que l’on sait.

11 Starbucks en redressement judiciaire à Toulouse

D’après nos informations, une petite quinzaine d’établissements – au moins 11 à Toulouse et dans l’agglomération, un à Albi, un à Narbonne et un à Perpignan –, tous exploités par la société TSD, en franchise, fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire.

Parmi eux figure le fameux Starbucks Coffee des allées Roosevelt, à Jean-Jaurès, qui fut le premier à ouvrir à Toulouse en 2016, et avait à l’époque suscité un énorme engouement populaire…

Quels sont les coffee-shops concernés ?

Parmi les établissements touchés par une procédure de sauvegarde dans l’agglo de Toulouse, huit sont situés dans la Ville rose, et trois autres dans des centres commerciaux alentours. Il s’agit selon nos sources des cafés suivants :

  • Starbucks Coffee Roosevelt (Jean-Jaurès)
  • Starbucks Coffee Capitole
  • Starbucks Coffee Palais de Justice
  • Starbucks Coffee Compans
  • Starbucks Coffee Esquirol
  • Starbucks Coffee Gramont
  • Starbucks Coffee Matabiau
  • Starbucks Coffee Rangueil
  • Starbucks Coffee Portet
  • Starbucks Coffee Labège
  • Starbucks Coffee Saint-Orens

Au final, seul l’établissement de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ne serait pas concerné.

Le gérant espère « un retour durable à l’équilibre »

Contacté par Actu Toulouse, Stéphane Chicorp, le directeur général du groupe aux commandes des Starbucks de la région, se veut transparent et rassurant : « Je vous confirme que le groupe TSD qui gère en franchise les salons Starbucks de Perpignan, Toulouse, Narbonne et Albi fait l’objet d’une sauvegarde et certaines de ses filiales sont en procédure collective de redressement judiciaire ».

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Cette décision vise à préserver la continuité de l’exploitation, les emplois et les relations avec nos clients et partenaires, tout en nous donnant le temps nécessaire pour mettre en œuvre des solutions pérennes.

Stéphane Chicorp
Directeur général du groupe TSD

« L’entreprise poursuit donc son activité normalement et sa direction reste pleinement mobilisée pour honorer ses engagements, avec l’appui des organes de la procédure et de ses partenaires », ajoute le gérant. Il précise que « cette étape s’inscrit dans une volonté de responsabilité et de transparence, afin de construire les conditions d’un retour durable à l’équilibre ».

Que se passe-t-il pour ces Starbucks ?

Dans un contexte économique déjà tendu pour le secteur, la plupart de ces établissements affichent d’après nos informations des baisses d’activité, voire des résultats nets négatifs en 2024. Celui du Capitole (situé rue Lafayette) a par exemple réalisé 570 000 euros de chiffre d’affaires l’an dernier, contre 782 000 en 2023. À l’arrivée : un résultat net négatif de 105 000 euros. Celui de Compans a perdu 47 500 euros, celui de Portet 83 000 euros… Cela dit, tout n’est pas noir chez ce fleuron du café, car d’autres établissements comme celui de Blagnac, affichent un chiffre d’affaires toujours conséquent et un résultat net positif (56 300 euros). À l’arrivée, le résultat net du groupe reste positif (96 000 euros), mais en fort recul par rapport à 2023, après plusieurs années de pertes.

Le redressement judiciaire, c’est quoi ?

Rappelons enfin que redressement judiciaire ne signifie pas liquidation judiciaire. Ouverte lorsqu’une société se trouve en état de cessation de paiements, la procédure de redressement judiciaire est une mesure de protection qui permet à l’entreprise de poursuivre l’ensemble de ses activités dans un cadre sécurisé et encadré par la loi. Cela lui permet de maintenir l’activité et de préserver l’emploi le temps d’établir un diagnostic et un plan de redressement. Pendant cette période d’observation, les dettes sont gelées et un administrateur judiciaire peut être désigné pour superviser la gestion.

À l’issue de cette procédure, l’entreprise peut soit poursuivre son activité avec un plan de remboursement, soit être reprise, soit, en dernier recours, être placée en liquidation judiciaire.

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