Écarté en octobre dernier de la formation Europe Écologie Les Verts (EELV) dont il venait d’être désigné chef de file pour les prochaines élections municipales de mars 2026 dans la cité phocéenne, condamné en décembre à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur par le tribunal correctionnel de Marseille (il a fait appel), Hassen Hammou est à nouveau dans la tourmente.
L’ancien proche de la députée EELV Sandrine Rousseau (elle lui avait demandé de démissionner du bureau politique des Écologistes suite aux révélations de la Provence, N.D.L.R.) a été placé en garde à vue ce mercredi 7 janvier pour usurpation d’identité.
Entendu par les enquêteurs
Le trentenaire qui, il y a quelques mois encore, ambitionnait de conduire l’alliance des écologistes avec le Printemps marseillais du maire Benoît Payan (DVG), a passé plusieurs heures ce mercredi 7 janvier dans les locaux de l’Évêché, sous le feu des questions des enquêteurs qui s’interrogent sur une potentielle usurpation d’identité.
Hassen Hammou aurait en effet ouvert un faux compte sur les réseaux sociaux, sous le nom d’Amine Kessaci, militant écologiste lui aussi, et président de Conscience, l’association d’aide aux familles victimes du narcotrafic, dont le frère a été assassiné le 13 novembre dernier dans le 4e arrondissement de Marseille. Un homicide qui avait provoqué un émoi national et entraîné une manifestation de plusieurs milliers de personne à Marseille.
Amine Kessaci aurait déposé plainte
Si les motifs pour lesquels Hassen Hammou aurait créé ce faux compte demeuraient flous à l’heure où nous mettons sous presse, il semblerait que ce dernier a notamment échangé avec un élu de la mairie des 2e et 3e arrondissements de Marseille, avant que celui-ci ne s’adresse directement à Amine Kessaci pour s’assurer de l’identité de son interlocuteur virtuel.
Amine Kessaci aurait déposé plainte avant qu’une perquisition au domicile d’Hassen Hammou ne précipite son placement en garde à vue.