Par
Marie Pomme
Publié le
7 janv. 2026 à 21h10
; mis à jour le 7 janv. 2026 à 21h36
Ce mercredi 7 janvier sonne le début de la campagne de Sarah Knafo pour les élections municipales de Paris en mars prochain. La députée européenne de Reconquête ! et compagne d’Éric Zemmour, a annoncé sa candidature à la mairie de Paris au journal télévisé de 20h sur TF1.
Paris, « ville sale et insalubre, qui décline »
Face à elle, il y a déjà Emmanuel Grégoire, qui veut prendre la suite d’Anne Hidalgo, maire PS sortante. Sophia Chikirou, députée insoumise, est également sur les rangs, de même que Rachida Dati (LR), ministre de la Culture.
Elle annonce publier son programme dans les prochains jours mais en donne déjà les grandes lignes : elle proposera « un plan d’économies de près 10 milliards d’euros » et voudrait « diviser par deux la taxe foncière de tous les Parisiens ».
Son objectif : lutter contre la saleté et redresser Paris, qui, selon elle, fait aujourd’hui figure de « ville sale et insalubre, qui décline ».
Un visage moins associé aux obsessions identitaires
Auparavant directrice de campagne d’Éric Zemmour, son mari, elle sort de l’ombre. Depuis plusieurs semaines, elle court les médias, à tel point que Pascal Praud a même dû lui demander de quitter le plateau de CNews, car elle y avait épuisé son temps de parole.
Visage avenant d’un libéralisme décomplexé, moins associée aux obsessions identitaires – et aux condamnations – de son conjoint, elle apparaît aujourd’hui mieux placée pour incarner cette « union des droites » dont rêvent aussi ses sponsors.
Son parcours d’élite
Petite-fille de juifs marocains, née en Seine-Saint-Denis, elle présente un parcours d’élite : Sciences Po, ENA, Cour des comptes. Le cœur à droite, encartée à l’UMP et membre du syndicat étudiant UNI, elle laisse le souvenir d’une « bosseuse », mais aussi d’une « intrigante », selon un condisciple de l’institut d’études politiques de Paris.
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Reléguée à Bruxelles dans le petit groupe des sulfureux Allemands de l’AfD, marginale dans l’Hexagone quand elle revendique ses affinités trumpistes, même si elle n’est pas appréciée de Marine Le Pen pour avoir plusieurs fois qualifié le RN de « trop socialiste », la prétendante de Reconquête ! peut encore espérer se rabibocher avec Jordan Bardella.
Les deux ont quelques points communs : même banlieue d’origine, même génération, même initiation nationaliste à Saint-Germain-des-Prés, dans les très droitiers bars de la rue des Canettes.
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