Condamnés dans l’affaire du chantage à la sextape qui a secoué la mairie de Saint-Étienne, les principaux protagonistes commencent à purger leur peine. L’ancien maire Gaël Perdriau a été incarcéré ce mercredi matin. Les autres condamnés doivent également rejoindre la prison de Corbas. Point sur les lieux d’incarcération et les suites judiciaires.

Une nouvelle étape judiciaire s’ouvre dans l’affaire du chantage à la sextape à la mairie de Saint-Étienne. Ce mercredi matin, Gaël Perdriau, ancien maire de la ville, a été incarcéré aux alentours de 10h30 au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain.

À son arrivée, l’ex-élu a été placé à l’isolement, à la demande de la justice. Une mesure exceptionnelle visant à limiter ses déplacements au sein de l’établissement, notamment lors des parloirs, afin d’éviter tout incident. Cette information a été confirmée par une source syndicale pénitentiaire à l’AFP.

Pour rappel, le 1er décembre dernier, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Gaël Perdriau à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, assortis de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, dans le cadre de cette affaire de chantage politique.

Malgré cette incarcération, la défense reste mobilisée. L’avocat de l’ancien maire, Maître Jean-Félix Luciani, a annoncé vouloir déposer dès ce mercredi une demande de remise en liberté, estimant que son client « remplit tous les critères » pour en bénéficier. Gaël Perdriau a également fait appel de sa condamnation, évoquant sur les réseaux sociaux une « terrible injustice » et disant espérer que « la justice saura entendre [sa] voix ».

Les autres condamnés à la prison de Corbas
Concernant les autres protagonistes de cette affaire, Gilles Rossary-Lenglet, Samy Keffi-Jérôme et Pierre Gauttierri ont été incarcérés, ou doivent l’être, à la prison de Corbas, dans le Rhône, selon les informations de nos confrères d’Ici Saint-Étienne et du Progrès.

À noter que Gilles Rossary-Lenglet et Samy Keffi-Jérôme, tous deux condamnés à trois ans de prison ferme, ont eux aussi interjeté appel. En revanche, Pierre Gauttierri, ancien directeur de cabinet du maire, condamné à deux ans de prison ferme, n’a pas fait appel de sa condamnation.

AC