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Rédaction de Toulouse

Publié le

7 janv. 2026 à 5h16
; mis à jour le 7 janv. 2026 à 19h50

Alors même qu’un arrêté prit par le préfet interdisait toute manifestation ce mercredi 7 janvier 2026 à Toulouse, les agriculteurs l’avaient bien fait savoir : ils voulaient paralyser Toulouse à travers diverses opérations. Une nouvelle journée de protestation a eu lieu, organisée à l’initiative des quatre principales organisations syndicales (Coordination rurale, Confédération paysanne, FDSEA et Jeunes agriculteurs), mais sans pour autant les Ultras de l’A64, qui résistent toujours sur leur barrage de l’A64, à hauteur de Carbonne. Revivez notre direct, tout au long de cette journée.

19h50. Fin du direct 

C’est la fin de notre direct, merci de l’avoir suivi. 

19h30. « Une zone toulousaine un peu plus calme »

La situation s’est apaisée à Toulouse, où les axes routiers et le périphérique ont progressivement retrouvé un trafic normal. Le secteur de Balma a été évacué, avec des forces de l’ordre qui « jalonnent les convois repartant vers l’est et surveillent leurs itinéraires de circulation », indiquent les gendarmes.

Sur l’A61, le convoi d’agriculteurs progressant à vitesse réduite a dépassé la sortie de Nailloux.

« On a retrouvé une zone toulousaine un peu plus calme », concluent les gendarmes.

19h. Confrontations entre les CRS et la Coordination rurale

En milieu d’après-midi, les agriculteurs mobilisés sur l’A68 se sont progressivement dirigés vers le point de blocage de Balma. « Nous sommes passés par des petits villages comme Beaupuy et Montrabé pour rejoindre nos collègues à Balma. Ils n’étaient plus sur le périphérique, mais sur une voie de bus menant au parking du métro. C’est là que les forces de l’ordre les ont interpellés », explique Éric Massou, secrétaire général de la Coordination rurale 31.De son côté, il indique avoir été verbalisé : « J’ai été verbalisé à Balma pour entrave à la circulation. »

Au même moment, la situation s’est tendue au niveau du rond-point d’Ikea, à Roques. « Il y a eu des confrontations entre les CRS et la Coordination rurale. Les CRS nous ont menacés de gazage et l’un de nos membres a été blessé au bras. Désormais, les agriculteurs souhaitent rentrer chez eux, mais ils sont bloqués par les forces de l’ordre », poursuit Éric Massou.

Contactés, les gendarmes confirment des tensions sur place. « Sur ce rond-point, une unité de CRS empêchait les agriculteurs de monter sur Toulouse. Une action belliqueuse a ensuite été menée par certains manifestants, avec des jets de fumier en direction des forces de l’ordre. Nous nous sommes donc équipés en conséquence », expliquent-ils. Selon les forces de l’ordre, « les agriculteurs ont ensuite indiqué ne pas vouloir entrer en conflit et ont annoncé leur intention de regagner leurs exploitations avec leurs tracteurs ». Les gendarmes précisent enfin que « les meneurs ont été identifiés et qu’une procédure a été ouverte ».

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17h. Point de situation sur la circulation

Les conditions de circulation restent délicates à Toulouse, voici le point avec la gendarmerie :

  • « Sur l’A61, l’évacuation des agriculteurs et des usagers est terminée. L’autoroute en direction de Toulouse est rouverte. Les convois sont en train d’être raccompagnés vers l’Ariège.
  • Sur la D817 à Roques, à hauteur d’Ikea, un point de blocage est toujours en cours.
  • Sur la RN124, tous les agriculteurs venus du Gers ont été renvoyés dans leur département. Ils ont déversé du fumier à hauteur de la sortie 10. Le Conseil départemental du Gers devra procéder au nettoyage.
  • Sur l’A68, une tentative d’arrivée avait eu lieu. Les convois ont été rapidement bloqués et réinjectés sur le réseau secondaire. La route a pu être rouverte. Quelques contraventions ont été dressées pour conduite dangereuse de la part de certains agriculteurs.
  • Sur l’A64, le blocage qui se situait au niveau de l’Oncopole est terminé.
  • À Balma, la situation reste inchangée, avec les agriculteurs toujours présents. »

15h45. La circulation sera impactée à l’heure de pointe, selon les JA 31

Mathieu Melonese, membre des JA 31, l’assure : ils n’ont « aucune intention de rentrer »… pour le moment. « On va rejoindre nos collègues qui sont à l’arrêt à Balma, ce sont eux qui ont été interpellés et qui ont fini au commissariat. » Et après ?

« Ensuite, ça devrait se terminer, vu qu’il y a des patrouilles partout sur les accès au périphérique. On ne passera pas la nuit ici. » Attention cependant : « Ça ne finira probablement pas avant 17h30 ou 18h, à l’heure de pointe. Le but c’est de gêner la circulation jusqu’au bout de la journée, malgré les entraves des forces de l’ordre. »

15h40. Les agriculteurs de l’A68 tentent de rejoindre le blocage de Balma

Les Jeunes agriculteurs 31 indiquent avoir abandonné le blocage sur l’A68, « car on ne pouvait pas aller plus loin que le péage de l’Union », explique Mathieu Maronese.

« On a fait demi-tour et on est à Balma. On tente de rejoindre nos collègues sur le point de blocage via les routes communales, mais on est à nouveau bloqués par les gendarmes », indique le membre des Jeunes agriculteurs de Haute-Garonne.

15h30. Point de situation sur la circulation

Contactée par Actu Toulouse, la gendarmerie fait le point sur la situation sur les axes concernés par la mobilisation :

  • À Balma, le périphérique est « un peu soulagé » de son occupation. Il reste cependant des tracteurs, notamment car des agriculteurs sont toujours en audition ou en garde à vue au commissariat – et en toute logique, ils ne peuvent donc pas conduire leur engin. Les interpellations sont cependant terminées.
  • Au MEET, les tracteurs ont quitté les lieux peu après midi.
  • Sur l’A61, l’évacuation des agriculteurs et des usagers est en cours de coordination. Une opération lente et complexe, car tous les véhicules doivent sortir par un portail de service : les véhicules légers, les poids lourds, et enfin les agriculteurs. À la gare de péage de Toulouse Sud par exemple, les gendarmes font évacuer les automobilistes en leur faisant faire demi-tour sur la bande d’arrêt d’urgence. Voir ci-dessous.
  • Sur l’A68, le blocage est terminé. Vinci Autoroutes précisait cependant à 15h30 que « pour le moment l’autoroute est coupée mais pourrait rouvrir prochainement, en direction de Toulouse, sortie obligatoire à Montastruc (sortie 3) ».
  • Sur l’A64, les agriculteurs se trouvent sur les voies les plus à droite de la chaussée après Oncopole sortie 38, provoquant un ralentissement d’environ 3km. Le blocage de Carbonne est toujours en cours.

14h. « Demi-tour sur la bande d’arrêt d’urgence »

Certains automobilistes sont bloqués depuis plusieurs heures sur des axes occupés par les agriculteurs. C’est le cas de Benjamin Truffaut, à l’arrêt sur l’A61, à un kilomètre du péage de Toulouse-Sud, depuis 9h45 ce matin. À 14h, pour lui comme pour les autres voitures, la situation commence à se débloquer :

« La gendarmerie demande aux automobilistes de faire demi-tour sur la bande d’arrêt d’urgence afin de regagner Montgiscard. Les poids lourds, en revanche, n’ont pas quitté l’autoroute. »

12h35. Le préfet demande aux agriculteurs de rejoindre leurs exploitations

Dans un communiqué, le préfet de Haute-Garonne et de l’Occitanie rappelle que la manifestation en cours a été interdite, tout comme la circulation des tracteurs dans le département. « Si le droit à manifester est garanti constitutionellement, il s’exerce dans des conditions strictement encadrées par la loi, qui en l’espèce n’ont pas été respectées. »

« De plus, cette décision tient compte des actions violentes et des dégradations constatées ces dernières semaines, dans plusieurs départements riverains, qui ne sauraient être reproduites en Haute-Garonne et en particulier à proximité de l’agglomération toulousaine. » Après avoir rappelé que « le dialogue avec la profession agricole est particulièrement actif et ouvert », le préfet enjoint les agriculteurs mobilisés « à regagner leurs exploitations ».

12h10. Pourquoi les Centaures ont-ils été mobilisés ?

Les Centaures, véhicules blindés de la gendarmerie, ont été déployés sur le point de blocage de l’A61, ainsi que sur la nationale 124 à hauteur de Pibrac, avant Colomiers. On peut le voir sur ce direct, publié par un agriculteur :

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« À Pibrac sur la N124, la quarantaine de tracteurs qui arrivait avec le groupement du Gers a été freinée et bloquée. Puis, les Centaures ont été déployés pour assurer qu’ils ne pourraient plus avancer », indique la gendarmerie, contactée par Actu Toulouse. Des CRS étaient aussi sur place.

12h. Tensions et gardes à vue

La gendarmerie indique que l’ambiance est dans l’ensemble plutôt calme, concernant les tensions entre agriculteurs et forces de l’ordre. À noter que certains ont été placés en garde à vue par la police – le préfet avait interdit formellement l’usage de tracteurs lors de la manifestation, qui s’est donc avérée illégale.

En parallèle, la gendarmerie note cependant quelques comportements « belliqueux » : des agriculteurs ont forcé des passages pendant la nuit sur des patrouilles, qui s’étaient mises en travers. Malgré l’intervention des forces de l’ordre pour les empêcher d’avancer, certains manifestants auraient cassé des portails sur l’autoroute A68. D’autres auraient scié les rails de sécurité pour passer de l’A66 à l’A61, dans le Lauragais, après s’être retrouvés coincés au niveau de la bretelle de sortie.

Pour rappel, les JA 31 ont réagi au placement en garde à vue de plusieurs adhérents dans un communiqué (voir plus bas).

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11h45. Le point sur les blocages

La gendarmerie est présente sur plusieurs secteurs pour bloquer l’avancée des agriculteurs.

  • Sur le périphérique à Balma – où les automobilistes doivent sortir à la Roseraie, sortie 15, indique Vinci Autoroutes.
  • Sur l’A61 en amont de la barrière de péage de Toulouse Sud, où une cinquantaine de tracteurs ont été bloqués. Il faut sortir à Villefranche-de-Lauragais (sortie 20). Les automobilistes bloqués sont en train d’être évacués peu à peu, selon Vinci Autoroutes.
  • Sur l’autoroute A68 une quinzaine de tracteurs a été bloquée par la gendarmerie avant la barrière de péage. L’autoroute est coupée vers Toulouse, il faut sortir à Montastruc, sortie 3. Une évacuation est en cours par un portail, guidée par les autorités sur place.
  • Côté police, sur l’A64, des tracteurs au niveau ont été arrêtés dans leur course. L’autoroute n’est pas coupée, on circule sur les deux voies les plus à gauche. En parallèle, le blocage de Carbonne se poursuit.

Hors autoroutes, les gendarmes sont présents sur ces blocages :

  • Sur la nationale 124 à hauteur de la sortie 7, à Pibrac, où une quarantaine de tracteurs sont bloqués
  • Au niveau d’Ikea, à Toulouse-Roques, où 8 tracteurs-bennes et un porte char ont été bloqués
  • À Capens, où les tracteurs remontent vers Muret et Toulouse – la gendarmerie essaie de les en empêcher
  • Au MEET, rond-point de Beauzelle, trois tracteurs avec remorques ont été stoppés

11h40. La mobilisation en vidéo11h20. Agriculteurs en garde à vue : les JA 31 réagissent

Plusieurs adhérents des Jeunes agriculteurs de Haute-Garonne ont été placés en garde à vue ce mercredi 7 janvier. Ils réagissent dans un communiqué. « Nos mobilisations […] sont menées dans un cadre strictement non violent », commencent les Jeunes agriculteurs.

« Malgré cela, nous faisons face à une rudesse et une intransigeance sans précédent. Les points de blocage sont systématiquement démantelés à grand renfort de CRS, sous la menace d’interventions lourdes, d’un usage disproportionné de la force et de verbalisations massives. »

« Ce matin, des adhérents présents sur un point de mobilisation, ont été placés en garde à vue. Il s’agit de la deuxième fois que de telles mesures sont prises depuis le début de ce mouvement. Cette situation est inacceptable et illustre une dérive grave dans la gestion de ce mouvement agricole. »

11h. Une vingtaine d’agriculteurs interpellés au compte-goutte

À Balma, les forces de l’ordre procèdent à l’interpellation d’une vingtaine d’agriculteurs, au compte-goutte : 17 tracteurs sont parvenus à pénétrer sur le périphérique, bien que le préfet a interdit l’utilisation des engins dans la manifestation.

En parallèle, les agriculteurs rangent les tracteurs sur la voie la plus à droite.

Les agriculteurs rangent leurs engins sur une seule voie.
Les agriculteurs rangent leurs engins sur une seule voie. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)10h30. Forte présence policière à Balma

Notre journaliste Marie Lamarque, dépêchée à Balma, note une forte présence des forces de l’ordre sur les lieux de la mobilisation. Un hélicoptère survole la zone depuis 6 heures du matin.

Les policiers au contact des agriculteurs, qui bloquent le périphérique à Balma.
Les policiers au contact des agriculteurs, qui bloquent le périphérique à Balma. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)

Des bottes de paille ont été déposées sur le périph et les automobilistes sont contraints d’en sortir. En parallèle, des policiers échangent avec les manifestants.

Les policiers au contact des agriculteurs, qui bloquent le périphérique à Balma.
Les policiers au contact des agriculteurs, qui bloquent le périphérique à Balma. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)10h15. Inimaginable de manifester sans tracteur

Patrick de Perignon, céréalier bio à Préserville et adhérent à la CR 31, fait partie des agriculteurs mobilisés à Balma. Il était l’un des premiers arrivés sur le périph ce matin vers 4h30.

Patrick de Perignon, céréalier bio à Préserville, adhérent CR 31.
Patrick de Perignon, céréalier bio à Préserville, adhérent CR 31. (©Marie Lamarque / Actu Toulouse)

Notre journaliste sur place l’a interviewé : « On est là malgré l’arrêté préfectoral. Pour des agriculteurs, manifester sans tracteur, c’est comme des infirmières qui manifesteraient sans blouse blanche », dit-il. « Notre colère, elle n’est plus uniquement liée aux problèmes sanitaires (gestion de la DNC). Pour un éleveur, tuer son troupeau, c’est comme tuer sa femme ! »

L’agriculteur continue : « Dès juin, on disait qu’il fallait vacciner, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ce qui m’inquiète le plus c’est qu’on veut détruire la diversité qui fait la France. On est là pour se faire entendre, le Premier ministre nous endort… »

10h. Les agriculteurs bloqués par les Centaures

Le convoi des agriculteurs à Toulouse est bloqué par les Centaures, les blindés de la gendarmerie.

9h30. À Balma, la mobilisation paralyse le périph’

Sur le périphérique au niveau de Balma, les tracteurs alignés bloquent la circulation en direction du péage de Toulouse Nord. Dans l’autre sens, vers le centre-ville donc, les usagers peuvent rouler.

Le blocage impacte cependant la route d’Agde, sur laquelle la circulation reste difficile. Et au-dessus de ce même secteur, un hélicoptère de la gendarmerie quadrille le ciel depuis environ 6 heures du matin.

9h20. Point de situation sur la circulation

  • Sur le périphérique, sortie obligatoire à la Roseraie (sortie n°15). Un long bouchon s’est formé, démarrant à Montaudran. Il faut plus d’une heure pour dépasser la difficulté et des ballots de paille brûlent sur le secteur.
  • Sur l’autoroute A68, la mobilisation agricole crée un bouchon de plus de 15 kilomètres entre Gémil et Toulouse. L’autoroute est coupée, sortie obligatoire à Monstastruc (sortie n°3).
  • Sur l’A61, sortie obligatoire à hauteur de Villefranche-de-Lauragais (sortie n°20) car il est impossible de dépasser la barrière de péage de Toulouse Sud.
  • Sur l’A64 les choses s’améliorent selon Vinci Autoroutes, on circule sur deux voies au lieu de trois. La manif est en cours secteur Oncopole, près de l’échangeur n°38. L’A64 reste coupée entre Lafitte et Carbonne.

8h30. Les transports scolaires retardés

Le Conseil départemental prévient que face à la mobilisation des agriculteurs, la circulation des transports scolaires est retardée en Haute-Garonne.

8h25. « Quatre tracteurs face à 20 camions de CRS »

Le président de la Coordination rurale du 31, Maxime Raud, explique être positionné sur un rond-point, au niveau de Portet-sur-Garonne : « On est coincés par 20 camions de CRS pour 4 tracteurs sur un rond-point ! »

Les agriculteurs sont bloqués sur un rond-point à Portet-sur-Garonne.
Les agriculteurs sont bloqués sur un rond-point à Portet-sur-Garonne. (©Coordination rurale du 31)8h07. Point de situation sur la circulation

  • Sur l’A68, si vous rejoignez la barrière de péage de Toulouse Est, l’autoroute est coupée à la circulation, indique Vinci Autoroutes. Impossible de la rejoindre à hauteur de Gragnague, il faut quitter l’A68 à Montastruc.
  • Sur le périphérique, secteur Roseraie / Balma, plusieurs ballots de paille sont en feu sur le périphérique. Il faut donc prendre la sortie 15 pour sortir du périph’, et des dégagements de fumée sont visibles de loin.
  • Côté autoroute A64, à Portet-sur-Garonne, une dizaine de kilomètres de bouchons est à prévoir. La manifestation est en cours sur le secteur de l’Oncopole, la voie de droite est neutralisée à l’approche de la sortie n°38.

8h. Blocages à Balma et sur l’A68

Le périphérique est désormais bloqué à Balma, « sur le pont du métro », indique Mathieu Maronese, membre des Jeunes agriculteurs 31.

Lui fait partie du convoi qui arrive d’Albi : il effectue une opération escargot sur l’A68. « On arrive sur le périph d’ici un quart d’heure et on va rejoindre nos collègues au niveau du métro de Balma sur le périphérique », indique-t-il.

7h36. Gros bouchons sur l’A64, fermeture sur l’A66

Sur l’autoroute A64 au niveau de Portet-sur-Garonne, la mobilisation force les automobilistes à ne circuler que sur une voie. Un bouchon de dix kilomètres s’est formé, en amont de Portet-sur-Garonne, près de l’échangeur n°37.

Sur l’A66, l’accès est complètement bloqué au niveau de Montesquieu-Lauragais.

7h30. Les agriculteurs bloquent le périphérique de Toulouse

Malgré les interdictions du préfet, les agriculteurs sont déjà arrivés à Toulouse. La Coordination rurale de Haute-Garonne indiquait être « en place, à un kilomètre du périph de Toulouse », à 7 heures du matin. Le convoi arrivait de l’Isle-Jourdain, sur la N124, et se trouvait au niveau de Colomiers à 7h30… direction le périph’.

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En parallèle, Vinci Autoroutes indique que le périphérique est coupé au niveau de la Roseraie. De gros dégagements de fumée sont visibles, car les agriculteurs ont mis le feu à des ballots de paille.

5 h 10. Des rassemblements à divers endroits

Plusieurs lieux de rassemblement et de départ en direction de Toulouse sont déjà annoncés :

  • Villefranche-de-Lauragais
  • Cintegabelle – Pinsaguel
  • Capens
  • Rieumes
  • RN124
  • Merville
  • Muret
  • Proximité d’Eurocentre
  • A68 (direction d’Albi)

5 h. La préfecture interdit toute manif

La préfecture de la Haute-Garonne a publié un arrêté interdisant toute manifestation ce jeudi dans la Ville rose. Ce sera donc en toute illégalité si les agriculteurs pénètrent à Toulouse. Un nouvel arrêté alors même qud’e ce lundi un premier s’accompagnait d’une prohibition de déplacement des tracteurs et engins agricoles sur ce même secteur.

Périphérique bloqué, opération escargot, déversement de fumier devant la préfecture ou encore la cité administrative… tout est possible. « On verra bien où on peut aller, mais on aura les bennes pleines et même avec un peu de lisier… », annonçait Rémy Vilches, administrateur des JA de la Haute-Garonne.

4 h 50. « Toulouse, on arrive »

Ils l’ont annoncé, les agriculteurs sont en colère. « Toulouse, on arrive », avait indiqué Maxime Raud, président de la Coordination rurale en Haute-Garonne, joint par Actu Toulouse ce mardi. Leur intention : commencer une action de bonne heure, avec différents points de rassemblements et de départ. Tracteurs sur les routes, bennes chargées de fumier, ils promettent une action d’ampleur.

Direct assuré par Anaëlle Montagne et Léa Afonso
Reportages assurés par Marie Lamarque et Anaëlle Petit

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