Par
Fabien Binacchi
Publié le
7 janv. 2026 à 18h49
Les salariés d’Orange à Marseille doivent (déjà) retourner au télétravail. Leurs locaux du quartier Saint-Mauront, qui accueillent jusqu’à 1000 personnes, ferment à nouveau pour une durée indéterminée. Une décision annoncée ce mercredi 7 janvier et prise deux jours après la découverte d’impacts de balles sur des façades et dans des salles de réunion. La direction de l’opérateur, qui indique avoir eu accès aux « premiers éléments » de l’enquête sur « cet incident », évoque « la sécurité des collaborateurs ».
Fermé jusqu’à nouvel ordre
La réouverture des bureaux d’Orange dans le 3e arrondissement de Marseille n’aura pas fait long feu. Après une fermeture temporaire d’une quinzaine de jours, jusqu’à mi-décembre, dans un contexte de tensions liés aux trafics de stupéfiants dans le quartier, ils seront de nouveaux inaccessibles dès jeudi. Une conséquence de la dizaine d’impacts de balles retrouvée sur site. L’opérateur l’a annoncé ce mercredi aux salariés et aux autorités.
Dans le cadre de l’enquête initiée lundi, des premiers éléments sur cet incident ont été portés à notre connaissance [mardi] soir. La sécurité des collaborateurs étant notre priorité absolue et guidant nos décisions, la direction a par conséquent pris les mesures suivantes : à partir du jeudi 8 janvier 2026 et le temps de l’enquête.
La direction d’Orange

Deux vitres ont été brisées par des tirs d’armes à feu dans les locaux d’Orange à Marseille. (©Document remis à actu Marseille)
Pendant une durée indéterminée, les 1000 salariés basés dans ses locaux qui bordent la cité Félix Pyat, « doivent travailler sur un autre site du département ou se mettre en télétravail », indique encore Orange, dans un communiqué transmis à actu Marseille.
« Des mesures d’accompagnement pour les collaborateurs ont également été mises en place afin d’apporter le soutien adéquat face à cette situation », est-il également précisé.
« Une forme d’intimidation » ?
Fin novembre 2025, lors de la première fermeture à la suite, notamment, de détonations entendues à proximité du site, la préfète de police déléguée avait évoqué un « sentiment d’insécurité ». « On me dit qu’il y a des coups de feu qui ont été tirés mais, en même temps, la police est allée sur place et on n’a rien retrouvé », avait-elle avancé.
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La découverte de ces impacts de balle a sans doute levé les doutes et encore accentué la peur. L’ombre des réseaux de stupéfiants plane. « On se demande si ce n’est pas une forme d’intimidation, d’avertissement parce qu’on a attiré le regard sur le quartier, les empêchant de faire leur commerce. Si quelqu’un a envie de jouer, il envoie un pétard, pas une rafale de kalachnikov », avait lâché Christophe Sinclair, délégué syndical CFDT.
Orange « en lien étroit » avec les autorités
Un « renfort » de « la présence policière en augmentant les rondes et patrouilles et en poursuivant la mise en place d’une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site », avait été décidé dès lundi. Il n’a pour le moment plus d’objet.
En attendant les conclusions de l’enquête, « Orange reste en lien étroit et régulier avec les forces de l’ordre pour toutes questions de sécurité », a fait savoir l’opérateur.
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