« On prend les mêmes et on recommence. » Cette critique de la droite parisienne face à la liste d’union de la gauche pour les élections municipales à Paris du 15 et 22 mars risque de revenir en boucle pendant les dix semaines de campagne à venir. En scellant une alliance (inédite au premier tour) avec les Verts représentés par David Belliard et les communistes de Ian Brossat, le candidat (PS) Emmanuel Grégoire installe en effet une situation cocasse : trois anciens adjoints d’Hidalgo s’unissent pour tenter de lui succéder à l’Hôtel de Ville.

Une image en légère contradiction avec le souhait de changement (de méthode) et de renouvellement que prône l’équipe d’Emmanuel Grégoire. D’autant plus que seraient en position éligible, sur la liste d’union, 20 des 31 adjoints actuels d’Anne Hidalgo. « Des adjoints totem partent, mais il est normal que l’on retrouve ceux qui ont mené de grands combats et grandes transformations », défend un écologiste.