Par
Julien Sournies
Publié le
7 janv. 2026 à 17h57
À l’instar du maire, Éric Piolle, le candidat LFI aux prochaines élections municipales à Grenoble, Allan Brunon, défend lui aussi cette position bec et ongles. Comme il l’a rappelé dans une précédente interview dans nos colonnes, Allan Brunon ne souhaite pas que la police municipale soit davantage armée. Mais cette position est loin de faire consensus, notamment du côté des forces de l’ordre. Auprès de nos confrères de place Gre’Net, le secrétaire général de l’Union syndicale des policiers municipaux, Bernard Vellutini, a critiqué « l’idéologie » d’Éric Piolle sur cette question de l’armement, alors qu’« aujourd’hui, sa ville est à feu et à sang ».
Une prise de parole qui fait grincer des dents le candidat insoumis à la mairie de la capitale des Alpes.
« Grenoble n’est pas une ville sombrant dans le chaos »
Dans un communiqué qu’a pu consulter actu Grenoble, Allan Brunon a fermement dénoncé les propos du secrétaire de l’USPPM : « Il est légitime de s’interroger : au nom de qui parle-t-il, alors même que son organisation syndicale n’est pas présente dans notre ville. »
Contrairement aux affirmations avancées pour justifier l’armement de la police municipale, Grenoble n’est pas une ville sombrant dans le chaos.
Allan Brunon
Candidat LFI à la mairie de Grenoble
Comme il le rappelle fréquemment, le candidat insoumis souhaite privilégier la « prévention » au lieu de la « répression ». D’après Allan Brunon, il est en effet « inutile d’armer davantage la police municipale, qui est déjà armée, parce que plus d’armes est égal à plus de drames ».
Allan Brunon invite plutôt à épauler une police judiciaire « affaiblie »
Pour le candidat insoumis, cette question de l’armement n’est donc pas prioritaire, le véritable problème résidant ailleurs : « Nous subissons en revanche depuis plus de trente ans des politiques répressives inefficaces. Les trafics de drogue pourrissent la vie quotidienne de nombreux quartiers, tandis que les opérations policières ponctuelles et médiatisées se contentent de déplacer les problèmes sans les résoudre durablement. »
Au lieu « d’alimenter une dramatisation caricaturale », Allan Brunon appelle plutôt à soutenir une « police judiciaire affaiblie méthodiquement par les réformes successives du ministère de l’Intérieur ».
Et ce dernier de conclure : « Instrumentaliser la situation grenobloise à des fins militantes ne résoudra rien. Il est temps de s’attaquer aux véritables problèmes : s’attaquer à la racine des réseaux de la criminalité organisée, aux trafics d’êtres humains et d’armes, et de donner aux services publics les moyens d’agir efficacement, durablement et humainement. »
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