Par
Julian Doubax
Publié le
7 janv. 2026 à 18h38
Forts du succès de leurs boutiques éphémères, Aurélien et Mathéo ont ouvert leur première enseigne physique dans le centre-ville de Bordeaux le 4 décembre 2025. Les deux amis, passionnés de mode, ont créé Cafrip durant leurs études. D’abord sur des pop-ups, ils ont commencé à vendre des vêtements de seconde main. En mai dernier, ils avaient créé une cagnotte pour récolter des fonds et passer de l’éphémère au permanent. Désormais, les deux hommes ont franchi un pas en ouvrant leur magasin où ils ont ajouté une touche personnelle pour se démarquer des autres friperies bordelaises.
Un café-friperie pour se différencier
Les deux amis ont trouvé leur bonheur dans un local situé rue de Cheverus, à deux pas de la place Pey-Berland. Pour réussir à tirer leur épingle du jeu, ils ont opté pour un double concept : un café-friperie. « On voulait se différencier et avoir une idée qui rassemble. On s’est alors tourné vers le café pour que la boutique devienne aussi un lieu de vie », explique Mathéo.
Pour mener à bien ce projet, ils travaillent avec un artisan torréfacteur de Mérignac qui les accompagnaient déjà lors des boutiques éphémères ainsi que la Manufacture de Bayon pour les pâtisseries.
Mais l’autre objectif de l’enseigne était de démocratiser la seconde main. « On voulait casser l’image de la friperie ancienne avec des vêtements en désordre où on fouille dans des bacs au sol », explique Mathéo. On retrouve alors un magasin très épuré, à l’image d’une véritable enseigne de marque où chaque pièce est préalablement choisie par les deux gérants. « On récupère nos vêtements uniquement en France pour éviter un coût carbone trop élevé et être contre-productif », assure Aurélien.
La passion de chiner
L’attrait pour la seconde main, les deux amis l’ont développé lors de l’adolescence. « Au lycée, j’ai commencé à chiner car c’était avantageux financièrement et c’est un plaisir de trouver de belles pièces. C’est comme une chasse au trésor et on voulait garder cet esprit dans le magasin », détaille Mathéo qui a travaillé dans une boutique de prêt-à-porter.
Ouvert depuis plus d’un mois, le Cafrip attire une clientèle variée pour ses débuts. « On a des jeunes mais aussi des personnes entre 50 et 60 ans qui viennent pour trouver un habit bien spécifique », rapporte Aurélien.
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Et même si ce ne sont que les débuts, l’enseigne est vouée à évoluer en accueillant divers évènements. « On va prochainement organiser un comedy club et des pop-ups avec d’autres créateurs car c’est grâce à ces actions qu’on a réussi à être connu. Ça fait sens. » La boucle sera bouclée.
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