DÉCRYPTAGE – Dans l’hypothèse d’un cessez-le-feu, encore lointaine, les Européens, emmenés par la France et le Royaume-Uni déploieraient des forces en Ukraine et mobiliseraient des moyens aériens.
Les plans étaient prêts depuis plusieurs mois. Bien avant la constitution au printemps de la « coalition des volontaires » – ces pays occidentaux prêts à s’engager, y compris militairement, pour soutenir l’Ukraine -, la « planification » avait commencé, raconte une source militaire. L’état-major français, fort de son expérience opérationnelle, était à la manœuvre, accompagné par son homologue britannique. La « déclaration de Paris », signée mardi soir à l’Élysée, n’a fait qu’entériner des options déjà établies sur les garanties de sécurité à offrir à l’Ukraine après la fin des hostilités : régénération de l’armée ukrainienne, déploiement d’une force multinationale. Elles ont été présentées par le chef d’état-major des armées, le général Mandon, à ses pairs et au commandant des forces américaines en Europe, le général Grynkewich, lundi. Il fallait s’entendre sur le « filet de sécurité » américain, c’est-à-dire le soutien des États-Unis en cas d’escalade.
Les travaux…
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