Le juge Alexandre de Moraes avait dans un premier temps refusé que l’ex-président se rende à l’hôpital après sa chute survenue mardi.
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Publié le 07/01/2026 16:46
Temps de lecture : 2min

L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro quitte l’hôpital DF Star de Brasilia (Brésil) le 14 septembre 2025. (PABLO PORCIUNCULA / AFP)
L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro a été autorisé mercredi 7 janvier par la Cour suprême à sortir de prison pour se rendre à l’hôpital, après s’être cogné la tête la veille lors d’une chute. L’ancien dirigeant d’extrême droite, de 2019 à 2022, purge depuis la fin novembre dans les locaux de la police fédérale de Brasilia (Brésil) une peine de 27 ans de réclusion pour tentative de coup d’Etat.
Dans une décision à laquelle l’AFP a eu accès, le juge Alexandre de Moraes, chargé du procès Bolsonaro à la Cour suprême, a donné son feu vert pour des examens médicaux au DF Star, une clinique privée de la capitale brésilienne. Réclamés par ses avocats, ces examens incluent un scanner cérébral, une IRM et un électroencéphalogramme.
C’est dans cette clinique que Jair Bolsonaro, 70 ans, avait été hospitalisé durant plus d’une semaine pour se faire opérer d’une hernie inguinale le jour de Noël. Il était retourné en prison le 1er janvier. Mardi, le juge Alexandre de Moraes, vice-président du Tribunal suprême fédéral du Brésil, avait dans un premier temps refusé que l’ex-président se rende à l’hôpital après sa chute, réclamant plus de détails sur sa condition médicale.
Son épouse, Michelle Bolsonaro, avait affirmé mardi sur Instagram : « Durant la nuit, alors qu’il dormait, il a eu une crise, est tombé et s’est cogné la tête contre un meuble ». La police fédérale avait fait état pour sa part de « blessures légères ». Le médecin de la police venu à son chevet n’avait « pas jugé nécessaire un transfert à l’hôpital, recommandant uniquement un placement en observation ». Les avocats de Jair Bolsonaro avaient cependant réclamé son transfert à l’hôpital pour des examens, invoquant un « risque concret et immédiat » en raison de « soupçons » de traumatisme crânien.
Alexandre de Moraes a rejeté le 1er janvier une nouvelle demande de la défense réclamant qu’il purge sa peine à domicile en raison de ses problèmes de santé. L’ancien président souffre des séquelles d’un attentat datant de 2018, quand il avait été poignardé à l’abdomen lors d’un bain de foule en pleine campagne électorale.