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Publié le 07/01/2026 22:20
Mis à jour le 07/01/2026 22:53
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Agriculteurs en colère : Paris visée par des cortèges de tracteurs
(France 2)
2min
Des agriculteurs de toute la France, notamment du Loir-et-Cher, convergent vers Paris ce 7 janvier pour protester contre la signature du Mercosur et la crise économique qui frappe leurs exploitations. Ils espèrent symboliquement bloquer la capitale et faire entendre leurs revendications auprès des pouvoirs publics.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Leur mot d’ordre : rallier Paris, coûte que coûte. Comme une dizaine de cortèges partout en France, les tracteurs convergent vers la capitale, mercredi 7 janvier. Ils sont 15 agriculteurs du Loir-et-Cher déterminés à faire entendre leurs revendications.
Frédéric Prégeant, président de la coordination rurale du Loir-et-Cher, explique : « On n’a pas de revenus. Donc, à un moment, il faut retrouver des revenus. Qu’est-ce qu’on nous annonce ? Qu’on va signer le Mercosur. Tout ça, c’est du moins pour nous. Alors on n’a déjà plus d’argent. Si on fait du moins, forcément, on peut liquider les fermes. »
Réunis à l’appel de la coordination rurale, opposés au Mercosur en passe d’être signé et en pleine crise de dermatose, ils veulent symboliquement bloquer Paris. « On va y aller mais il n’y a rien de gagné, parce que d’ici Paris, il y a quelques kilomètres et il y a beaucoup de centaures, je pense », confie Cédric Saillard, céréalier dans le Loir-et-Cher. À quelques minutes du départ, en effet, ils sont contrôlés, verbalisés, puis escortés. Ils tentent d’avancer le plus loin possible.
Toute la journée, partout en France, le scénario s’est répété, comme près de Toulouse (Haute-Garonne). Lors d’une altercation sur l’autoroute A68, les agriculteurs voulaient installer un barrage filtrant. Ils ont été contrés, mais restent mobilisés. Mathieu Maronese, secrétaire général adjoint des Jeunes agriculteurs de Haute-Garonne, dénonce : « L’attente de la liberté de manifestation, c’est quand même très grave. On vit des moments sombres de l’histoire de la France. Mais on arrivera à Toulouse, coûte que coûte, tôt ou tard. »
Cette guerre d’usure fédère désormais aussi ceux qui n’avaient jamais manifesté. Baptiste Mugnier, céréalier en Haute-Garonne, témoigne : « Jusque-là, je n’ai jamais osé, mais c’est un cri de dernier espoir. »
Un barrage routier dans les Bouches-du-Rhône, des filets de tracteurs dans la Somme, en passant par les Yvelines où un cortège a été intercepté et trois agriculteurs placés en garde à vue : le ministère de l’Intérieur craint une forte mobilisation le 8 janvier. Le périphérique, les aéroports et le marché international de Rungis pourraient être des cibles.