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Après plusieurs jours de fortes turbulences, conclues par le départ de Liam Rosenior pour Chelsea, le Racing Club de Strasbourg a annoncé ce 7 janvier son nouveau coach. Il s’agit de Gary O’Neil, ancien entraîneur de Wolverhampton et de Bournemouth avec seulement deux saisons de coach au compteur et 88 matchs dirigés. Présentation.
Le Racing Club de Strasbourg a entamé une nouvelle page de son histoire. Après plusieurs jours de crise intense, Liam Rosenior a quitté le club pour s’envoler vers Chelsea le 6 janvier. Comme souvent au moment d’un départ, les premiers articles ont commencé à sortir pour critiquer la gestion de l’ex-coach du Racing, notamment dans L’Équipe. Il faut bien trouver des raisons de se dire que tout ira mieux après une rupture.
Désormais, le club strasbourgeois repart de l’avant, avec un nouvel entraîneur intronisé ce 7 janvier pour un contrat de 2 ans et demi. Son nom ? Gary O’Neil. Un deuxième coach anglais consécutif pour le Racing, qui arrive après 88 matchs dirigés en Premier League, et une expérience d’expert sur les plateaux télévisés pour débriefer des matchs.
Ancien milieu offensif et entraîneur de Premier League : le CV de Gary O’Neil
L’entraîneur anglais de 42 ans débarque donc sur les rives de la Krimmeri avec un CV de joueur bien fourni : plus de 500 matchs disputés en professionnel comme milieu offensif, et notamment à Portsmouth, Middlesbrough, West Ham et Bolton.
Ma priorité est de travailler dur avec l’équipe et de tout donner pour le succès du club.
Gary O’Neil, entraîneur du Racing Club de Strasbourg
Sa carrière de coach a débuté en tant qu’adjoint dans l’équipe réserve de Liverpool en 2020. L’année suivante, il devient adjoint du club de Bournemouth, et accompagne la promotion de celui-ci en Premier League. Il en devient ensuite le coach principal en 2022, et termine à la 15e place, permettant au club de se maintenir dans l’élite du football anglais. Il est néanmoins licencié à l’intersaison. Il retrouve rapidement un banc pour la saison 2023/2024 à Wolverhampton, où il dirige notamment l’ancien Strasbourgeois Jean-Ricner Bellegarde.
Après une première saison terminée à la 14e place et ponctuée d’un quart de finale de FA Cup, Gary O’Neil a particulièrement souffert lors de sa deuxième saison… Aucune victoire lors des 10 premiers matchs et globalement 11 défaites en 16 matchs, sans oublier les problèmes de discipline au sein de son équipe. La dernière défaite face à Ipswich en décembre 2024 lui sera fatale. Avant d’arriver au Racing, il a donc passé un an sans club.
© Live BFM Alsace / Capture d’écran
Quel jeu ?
Si l’on regarde les chiffres, le bilan d’entraîneur de Gary O’Neil n’est pour l’instant pas reluisant : en 100 matchs avec Bournemouth et Wolverhampton, c’est seulement 31% de victoires pour 52% de défaites. On pourra préciser que les deux équipes sont plutôt amenées à jouer le maintien, surtout que Wolverhampton réalise cette année une saison absolument désastreuse [dernier de Premier League, ndlr]. Et que, contrairement à Rosenior, il a une expérience en première division anglaise avant de venir en France.
C’est un entraîneur exigeant et reconnu, avec une approche moderne du football qui s’inscrit pleinement dans la continuité de notre projet sportif.
Marc Keller, président du Racing Club de Strasbourg
© Site web du Racing Club de Strasbourg / Capture d’écran
Au niveau du jeu, il semblerait que l’entraîneur du Racing soit adepte de jeu direct, de transitions rapides vers l’avant et de bloc bas défensif. Soit autant de différences avec la culture promue par Liam Rosenior, qui privilégiait (jusqu’à l’écoeurement) les relances courtes et les nombreuses passes pour construire une action. Il est également réputé pour avoir un fort caractère pendant les rencontres, ce qui lui fait parfois défaut. Reste désormais à voir les premiers effets de la méthode O’Neil face à Avranches en Coupe de France ce samedi.
Avec l’arrivée de Gary O’Neil et le départ de Liam Rosenior, une nouvelle ère débute à Strasbourg en plein mois de janvier. Avec sans doute un nouveau style, et probablement de nouveaux joueurs, dans le respect des traditions de BlueCo qui recrute à tour de bras. À voir ce que cela va donner pour le reste de la saison du Racing. Et son nouvel entraîneur pourra se dire que, s’il réussit bien par-delà la Krimmeri, les portes de Chelsea pourraient lui être bientôt ouvertes.