Par
Brian Le Goff
Publié le
7 janv. 2026 à 12h09
Les automobilistes doivent adapter leur trajet, mercredi 7 janvier 2026 matin, à Rennes. Dans la rue Vaneau, quartier Bourg-L’Evêque, un périmètre de sécurité a été mis en place par la police. Une tente blanche a également été érigée. Voici pourquoi.
Derrière les barrières installées sur la portion de la rue Vaneau comprise entre les rues de Brest et Georges-Cadoudal, une reconstitution judiciaire d’un meurtre devant l’ancienne boucherie afghane halal a lieu.
Un homme tué de 16 coups de couteau
En effet, le mardi 18 juin 2024, vers 19h30, un homme avait été tué à coups de couteau à cet endroit. Les premières investigations avaient permis au procureur de l’époque, Philippe Astruc, d’affirmer qu’un homme né en 1977, de nationalité afghane, se serait présenté armé, notamment d’une machette, d’un gomme-cogne (arme qui tire des projectiles de caoutchouc) et d’un taser, dans la boucherie afghane, tenue par des membres de sa famille.
S’en est suivie une altercation au cours de laquelle il aurait blessé au bras un employé.
L’homme, qui a débarqué dans la boucherie et blessé l’employé, est mort après avoir reçu 16 coups de couteau, révélait l’autopsie.
Un appel à témoins lancé huit mois après les faits
Le gérant de la boucherie et un autre employé, qui est membre de sa famille, née en 1981 et 1996, de nationalité afghane, avaient été interpellés et placés en garde à vue, suspectés d’être les auteurs des coups de couteau. Dans un premier temps, ils faisaient valoir leur droit au silence.
Trois jours plus tard, le procureur de la République indiquait les mesures prises contre les deux mis en cause à l’issue de leur garde à vue.
Après le meurtre, les commerçants du quartier étaient émus et se disaient « étonnés » de cette violente agression.
Huit mois après les faits, un appel à témoins était lancé par la police.
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