« Je n’ai pas reçu de réponse claire » sur des garanties de sécurité, dit Volodymyr Zelensky ce mercredi. Le président ukrainien s’interroge sur ce que feront les Européens en cas de nouvelle attaque russe après la fin de la guerre en cours. Pourtant, la coalition des volontaires, menée par la France et le Royaume-Uni, avait bien acté mardi le déploiement d’une future force de réassurance après un cessez-le-feu.
Emmanuel Macron avait indiqué après la réunion que « plusieurs milliers » de soldats français pourraient être déployés après la signature d’un cessez-le-feu avec Moscou, qui reste très hypothétique.
Des soldats chargés de mener des opérations de dissuasion
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, sous pression car accusé de manquer de respect aux députés, a tenu à rassurer son auditoire ce jeudi : les parlementaires voteront sur tout déploiement de troupes britanniques en Ukraine. « Je tiendrai la Chambre des communes informée de l’évolution de la situation, et si des troupes devraient être déployées dans le cadre de la déclaration d’intention, je soumettrai cette question à la Chambre pour un vote », a assuré le Premier ministre .
L’exécutif britannique a refusé de dire si cette force était censée combattre les forces russes en cas d’invasion, mais a laissé entendre que ce ne serait pas le cas : ces soldats seront chargés de mener des opérations de dissuasion, de construire et protéger des centres militaires en Ukraine.
Selon ce que laisse entendre l’entourage de Keir Starmer, leur nombre sera probablement équivalent à la proposition d’Emmanuel Macron, « plusieurs milliers ». Le Premier ministre britannique a promis de détailler le contenu de cette déclaration « dès que possible » devant le Parlement.