l’essentiel
Depuis sa déclaration de candidature en février 2025, Nadia Pellefigue, tête de liste du PS aux municipales 2020, est restée silencieuse. À deux mois du scrutin, sa participation paraît improbable.

Nadia Pellefigue, qui a porté les couleurs d’une union entre le PS, le PCF, le PRG et des citoyens regroupés dans son association UNE aux municipales de 2020, est-elle toujours en lice dans le nouveau match de mars 2026 ? La vice-présidente du conseil régional avait déclaré sa candidature le 14 février 2025. Celle qui avait totalisé 18,6 % des voix au premier tour, disait son envie de se battre à la tête d’une liste « pas de gauche ou de droite » mais « pour Toulouse ». Trois jours plus tôt, Carole Delga avait définitivement écarté l’idée de concourir.

Mais Nadia Pellefigue, qui a quitté le PS en 2022 après les législatives de la Nupes, est rapidement apparue isolée. Dès la déclaration de candidature, Carole Delga a affirmé ne pas soutenir une démarche « individuelle » et rappelé son attachement « à une candidature d’union des forces de gauche ».

Faux suspense

Fin août, Nadia Pellefigue, que nous avions sollicitée, nous assurait avoir « toujours la volonté d’être utile aux Toulousains » mais vouloir laisser passer la rentrée. Depuis, les mois ont filé et la candidate ne répond plus à cette question. Elle maintient ainsi ce qui est sans doute un faux suspense car, si le dépôt de liste est autorisé jusqu’au 16 février, est-il encore possible matériellement de concourir ? Et avec quelle équipe ?

Début décembre, le n° 2 de sa liste, Michel Lacroix, s’est, lui, engagé avec Jean-Luc Moudenc. Une position sur laquelle Nadia Pellefigue n’a souhaité faire « aucun commentaire ». Pendant les vacances, François Briançon (PS), qui conduit une liste de neuf formations de gauche, devait la rencontrer. Le rendez-vous n’a pas eu lieu.

Nadia Pellefigue poste pourtant régulièrement des messages sur les réseaux sociaux où elle apparaît au travail : à Bruxelles, au Quai d’Orsay, dans les grandes écoles toulousaines ou au lycée Joséphine-Baker. Mais jamais sur le terrain des municipales.