L’attaque des États-Unis a fait 100 morts, selon Caracas

L’attaque au cours de laquelle les États-Unis ont capturé Nicolas Maduro à Caracas a fait 100 morts, a annoncé mercredi le ministre vénézuélien de l’intérieur Diosdado Cabello, selon qui le président vénézuélien déchu et son épouse ont été blessés pendant l’opération.

« Jusqu’à présent et je dis bien jusqu’à présent, il y a 100 morts, 100, et un nombre similaire de blessés. L’attaque contre notre pays a été terrible », a affirmé Diosdado Cabello lors de son émission hebdomadaire à la télévision publique.

« Cilia (Flores, l’épouse de Maduro) a été blessée à la tête et a reçu un coup au corps. Le camarade Nicolas a été blessé à une jambe. Heureusement, ils se remettent de leurs blessures », a-t-il ajouté.

Trump entend « dicter » les décisions du Venezuela

Les États-Unis entendent « dicter » jusqu’à nouvel ordre les décisions des autorités du Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien pour une durée « indéterminée », a fait savoir mercredi l’administration Trump.

Confirmant encore cette emprise américaine, Donald Trump a affirmé que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux États-Unis avec les recettes du pétrole commercialisé par Washington, aux termes d’un accord passé avec Caracas.

« Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les États-Unis vont continuer à dicter leurs décisions », a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. « Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal », a-t-elle ajouté.

Le président colombien Gustavo Petro et son homologue américain Donald Trump, qui s’invectivent depuis des mois par médias interposés, ont tenu leur tout premier entretien téléphonique mercredi faisant suite à des menaces répétées de frappes américaines en Colombie.

Le ministère colombien des affaires étrangères a le premier fait état de cet échange, le premier depuis le retour du républicain à la Maison-Blanche en 2025.

Donald Trump a de son côté annoncé qu’il allait recevoir son homologue colombien à la Maison-Blanche « dans un futur proche ».

Un peu plus tôt, la Colombie a dit redouter une « catastrophe » en Amérique latine après l’attaque américaine au Venezuela. « S’il y a une crise humanitaire de grande envergure, l’impact, la dévastation, seront impossibles à contenir. (…) Nous parlons d’une catastrophe que l’Amérique latine n’a jamais connue », a déclaré Mauricio Jaramillo depuis Bogota.

Une « tache » sans précédent dans les relations avec Washington

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a affirmé mercredi soir lors d’une cérémonie officielle qu’il y avait « une tache » sur les relations avec les États-Unis, depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier par l’armée américaine.

« Concernant les relations entre le Venezuela et les États-Unis, la première chose à dire, c’est qu’il y a une tache dans nos relations qui ne s’était jamais produite dans notre histoire », a affirmé Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente investie lundi comme présidente par intérim.

Delcy Rodriguez a toutefois précisé que l’échange commercial avec les États-Unis « n’a rien d’extraordinaire ni d’irrégulier », après que la compagnie pétrolière d’État PDVSA a annoncé une négociation pour vendre du brut aux États-Unis.

Acheter des produits américains avec les revenus du pétrole vénézuélien

Donald Trump a assuré mercredi sur son réseau Truth Social que le Venezuela n’achèterait que des produits américains avec les recettes tirées du pétrole vénézuélien commercialisé par les États-Unis dans le cadre d’un accord avec Caracas.

« Je viens d’être informé que le Venezuela n’achètera que des produits fabriqués aux États-Unis avec l’argent de notre nouvel accord pétrolier. Ces achats concerneront, entre autres, des produits agricoles américains, et des médicaments américains, des équipements médicaux et du matériel pour améliorer le réseau électrique et les infrastructures énergétiques », a écrit le président américain.